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Comment saccager votre blog et vos rêves de bonheur en une leçon

Erreur blogging à éviter facilementVoilà Juillet qui approche.

La France va oublier l’abrutissante routine du quotidien et s’offrir 3 semaines au soleil, avant de replonger dans une nouvelle année de train-train. Une bouffée d’oxygène, avant de repartir pour un an de métro-boulot-dodo.

Vous ressentez un vide ? Vous avez envie d’un peu plus ?

Je sais que votre blog est le piment qui doit épicer votre vie. Et que vous avez de grandes espérances.

Et ce projet à l’air si simple, n’est-ce pas ? Aider les gens en ligne. Et le faire si bien, que quelques-uns seront prêts à vous payer pour cela.

Mais au fait… un blog est-il le bon moyen pour rendre votre vie plus pleine et plus heureuse ? Venez avec moi. Eloignons nous un peu du marketing, et pensons à ce qui compte vraiment.

Les 6 piliers d’une vie heureuse et équilibrée

Je ne suis pas devenu un prophète du développement personnel.

Mais pour mieux vivre, la question du bonheur est fondamentale. Et la recherche du bonheur est ce qui devrait nous faire avancer.

J’y réfléchis souvent. Je repense aux difficultés que j’affronte dans ma vie (oh, bien des gens vivent pire, je ne me plains pas), et à ce que le blogging m’a apporté.

Mes conclusions ?

Je sais que ma vision du bonheur est simple, voire naïve. Mais je crois fermement que vous n’avez finalement besoin que de 6 ingrédients pour être heureux.

Les 6 piliers naïfs du bonheur :

  • Etre en bonne santé, vous-même et vos proches.
  • Avoir du temps libre pour vous.
  • Avoir suffisamment d’argent pour couvrir un peu plus que vos besoins quotidiens.
  • Penser librement et vivre dans un pays démocratique.
  • Avoir l’amour, l’amitié et accès au savoir.
  • Réussir un projet qui compte pour vous.

Basta. Pas besoin de surconsommer ou d'afficher des signes extérieurs de richesse. Recherchez plutôt les signes intérieurs de richesse.

La puissance d’un blog sur votre vie

La force inouïe d’un blog rentable, c’est qu’il peut influer sur la moitié des 6 piliers.

Je ne dirai jamais que le blogging permet de tout régler.

Mais en ce qui concerne le temps, l’argent, l’accomplissement d’un projet, un blog fait le boulot. Oui, le blogging va vous amener du bonheur. Rien que cela.

Il suffit de comparer le blogging avec les métiers « classiques » :

  • Argent ? Avoir un métier « normal » ne rend pas riche (le salaire moyen net en France est de 2200 euros). Si vous vivez dans une grande ville, c’est assez juste.
  • Temps libre ? Avoir un métier « normal » ne vous donnera pas beaucoup de temps libre (pour vous évader, il vous restera les arrêts maladie bidons, les RTT et vos 5 semaines de congés).
  • Accomplissement d’un projet qui vous importe ? Avoir un métier « normal » risque de vous lasser (la moitié des gens trouvent leur métier satisfaisant, mais sans plus).

Le tableau est dressé. Et quand on en prend conscience, il est sans appel. Le blogging, c’est un des meilleurs jobs du monde.

Maintenant, une autre réalité.

Pourquoi, bordel, alors que vos motivations sont si puissantes, autant de blogs échouent ?

Comment saccager son blog et sa vie rêvée en une leçon

A votre avis, pourquoi n’y arrivez-vous pas ?

Les réponses que vous donnez concernent souvent la concurrence. Le manque de temps. Le manque de moyens financiers. Les difficultés techniques. Le trafic qui n’était pas au rendez-vous.

Je peux comprendre.

Mais au final, ce ne sont que des excuses. En réalité, votre blog échoue parce que vous ne vous engagez pas assez.

Vous voyez, les blogueurs ont tous lu « la semaine de 4 heures ». Mais ils n’ont pas compris bosser 4 heures seulement, il faut d’abord abattre un gros boulot.

Ensuite, quand on a audience fidèle et de grosses ventes, on peut déléguer tout ce qu’on veut et aller à la plage.

En fait, je pense que vous avez une mauvaise perception du blogging.

J’explique :

On critique souvent les gourous webmarketing. Moi le premier. Mais je me rends compte que j’ai peut-être tort. Oui, ils promettent la fortune. Oui, ils vous disent que vos passions peuvent vous rendre riche. Oui, ils vous disent que vous travaillerez peu.

Et vous gobez, fascinés par ce tableau idyllique.

Mais critiquer les gourous, c’est seulement faire la moitié de l’analyse. Si ce discours de vie facile est aussi répandu, c’est par ce que, vous, les blogueurs, l’avez bien cherché.

Parce que la plupart des blogueurs ne veulent pas bosser. Ils cherchent juste une formule miracle pour s’enrichir vite. Beaucoup ne sont que des opportunistes.

Les gourous ne font que répondre à cette demande, en donnant des solutions prémâchées et souvent bancales. Ils vous servent la soupe que vous demandez.

La suite logique : quand le trafic et les ventes ne sont pas au rendez-vous, il est plus confortable de vous trouver des excuses plutôt que de vous remettre en question.

Vous vous dites : « Puisque les gourous disent que bloguer est si simple, et demande si peu de boulot, je ne peux pas être la cause de l’échec. Puisque j’ai fait ce qu’ils disent. »

Et on touche le fond du problème

La vérité, c’est que bloguer n’est pas si facile.

Et demande une putain d’action de votre part.

Des exemples ?

  • Au lieu de vous plaindre du manque de trafic, agissez : refaites 50 articles invités.
  • Au lieu de vous plaindre de la concurrence, agissez : faites du meilleur contenu et promouvez.
  • Au lieu de vous plaindre du manque de temps, agissez : levez-vous une heure plus tôt et bloguez.

Vous voyez ? C’est bien plus difficile que de balancer un post de 500 mots tous les 2 jours.

Le verrou est en vous, mais la clé également

Vous n’avez pas réussi ? Vous avez pourtant tout essayé ?

Je ne crois pas. Vous n’avez simplement pas essayé ce qui marche. Voici ce qui vous est arrivé. Je vous dresse le tableau. Je connais ces étapes, j’y suis passé aussi à mes débuts.

  1. Vous avez compris au fil de vos lectures qu’on pouvait bloguer et en vivre. Bon point, c’est tout à fait vrai.
  2. Vous avez cru que ce serait facile. Première erreur.
  3. Ils vous ont dit de bloguer sur votre passion. Donc vous avez installé WordPress sans vous demander si votre positionnement était le bon. Seconde erreur.
  4. Ils vous ont dit de publier quelques articles « pour donner à manger aux lecteurs ». Vous avez publié sans avoir construit de liste AVANT. Troisième erreur.
  5. Le trafic n’étant pas là, ils vous ont dit de publier plus, que ça allait venir. Dommage. Vous auriez dû apprendre à bien écrire et promouvoir votre contenu.

Vous manquez de stratégie et de savoir-faire, tout simplement. Vous pensiez les gens allaient se précipiter pour vous lire ? Mais, bon sang, si ce blog n’était pas le vôtre, le liriez-vous ?

Alors maintenant, une bonne nouvelle : c’est rattrapable.

Posez-vous.

Et prenez du recul.

Demandez-vous, en toute honnêteté, ce que vous connaissez en blogging. Cela n’a rien à voir avec le code HTML, ou le SEO. Je ne dis pas ça méchamment, mais j’ai coaché des dizaines de blogueurs se disant expérimentés mais qui, en vrai, n’y connaissaient que dalle.

Répondez juste à cela :

  • Savez-vous rédiger un article vraiment intéressant ?
  • Votre contenu impressionne-t-il assez pour convaincre des clients ?
  • Faites-vous de la promotion d’article ?
  • Etes-vous dans une thématique où il y a un vrai marché porteur?
  • Etes-vous meilleur que vos compétiteurs ?

Si vous répondez non, ce n’est pas grave. Car si vous êtes décidé à y arriver, vous pouvez apprendre. Mais il va falloir agir.

Mais vous devez admettre que le blogging est plus complexe que ce que vous pensez. Vous devez admettre que vous n’avez pas tout essayé pour vivre d’un blog. Vous devez admettre qu’il vous faut une stratégie pour arrêter de perdre votre temps.

Vous voulez un blog populaire ? Vous pouvez.

Vous voulez faire des ventes importantes et significatives ? Vous pouvez.

Le verrou est en vous. Mais la clé l’est aussi.

Alors apprenez.

Bossez.

Partagez les bonnes pratiques, merci!
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André Dubois
 

En ce moment, André doit être encore en train d'écrire un article de 3000 mots. Tout cela pour un objectif: vous apprendre à bloguer si bien que vous pourrez en vivre.

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Gregoire

Tu tapes là où ca fait mal ! L’implication qu’un blog demande pour avoir des résultats est souvent un manque de stratégie et une vision clair des produits susceptibles d’etre vendu. Trop de blogeur pense que faire du seo à mort fera venir l’audience. Il n’y a pas de secret avant de profiter sur la plage… Et oubliez la semaine de 4 heures de Tim Ferriss bordel ! Super article

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    André Dubois

    Merci Greg. Je suis d’accord pour le bouquin de Ferriss, il y a tellement mieux.

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    Fabien

    C’est clair qu’il y a bien mieux comme bouquins.
    Mais pour relativiser, je pense que ça reste un bon livre pour provoquer le déclic (c’était mon cas en 2010).

    Reste à faire le travail derrière pour prendre un peu de recul. Comprendre que Tim Ferriss ne dit à aucun moment qu’il faut travailler seulement 4h. Il a juste changer de nom pour que ça se vende (suite à un échec avec le 1er titre)… il a donné aux gens ce qu’ils veulent comme le souligne André dans son article.

    🙂

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      André Dubois

      Pareil ,je l’ai lu et je trouve qu’il a le mérite de montrer qu’un autre chemin est possible. Ce que je n’aime pas, c’est que le fond est assez creux.

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Nadia

Hello André,

Merci pour cet article qui remet un peu les pendules à l’heure. 🙂

Ce que je remarque aussi chez les blogueuses que j’accompagne :

– Elles souffrent du syndrome de l’imposteur : « tout a déjà été dit sur le sujet, je ne suis pas légitime et il n’y a plus rien à dire » alors elles ne font rien pendant que leurs « concurrentes » avancent…
Ce qu’elles oublient : elles en savent déjà plus que la majorité des gens sur leur thématique et peuvent toucher avec leur personnalité (il suffit de lire les mails qu’elles reçoivent quand elles publient, les gens en redemandent…)

– Elles ne s’autorisent pas à gagner beaucoup d’argent (et donc à en demander) pour ne pas ressembler aux « vendeurs de rêves ». Alors qu’il y a clairement des gens prêts à payer pour leurs produits et s’ils ne le font pas chez elles, ils iront de toute façon consommer ailleurs…

– Elles le voient comme quelque chose de facile, un passe-temps, pas comme un VRAI job. Alors elles ne font pas d’efforts et ne se disent pas qu’elles n’ont pas d’autres choix que de réussir.

Par contre pour le fait de bloguer sur une passion, je trouve que c’est quand même important.

Une passion « monétisable » certes, mais une passion quand même.

Dur de rester motivé sur la longueur si c’est « juste » une thématique rentable sans être un minimum passionné par le sujet.

Et on a plus d’impact quand on est passionné.

Qu’en penses-tu ?

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    André Dubois

    Je pense que c’est difficile d’arriver sur la toile et dire, voilà, je peux vous apprendre ceci ou cela. Il y a de grandes barrière psychologiques à passer. En ce qui concerne les prix élevés, en effet, les gourous font du mal à la profession. Mais on peut tenter une approche sincère, honnête, sans cacher les risques. Pour la passion attention, que faire si la niche choisie n’est pas monétisable?

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      Nadia

      En fait, je pense qu’il y a une chose qu’on néglige beaucoup au début quand on se lance dans le blogging c’est la partie « développement personnel ».

      Il y a un travail nécessaire pour comprendre qui on est, d’où on vient, ce qui nous anime et le message qu’on aimerait faire passer et pourquoi ça et pas autre chose.

      Quand ce travail est fait, on peut énumérer ses passions (ou ce qui peut le devenir) et garder que celles qui sont monétisables par exemple (si elles ne le sont pas, c’est voué à l’échec).

      Mais choisir une thématique juste parce que ça rapporte, c’est comme remplacer un job alimentaire par un autre (on traîne un peu des pieds).

      Les lecteurs le sentent quand on est passionné, ça vient des tripes et ça a plus d’impact sur les visites et sur les revenus aussi.

      Quand on te lit par exemple, on sent que tu es passionné (ou alors tu fais bien semblant mais j’en doute 🙂 ).

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      André Dubois

      Ca va, j’aime écrire sur le marketing

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Fabien

Salut André,

Et encore un super article ! Merci pour cette qualité 🙂

En 2017, il y a de plus en plus (j’ai l’impression) 2 clans qui se font faces.
Les rêveurs et ceux qui ont les pieds sur terre.

Ça fait du bien de lire de bons sujets de fonds (sur ton blog ou sur d’autres).

Je voulais rebondir sur un truc que tu dis et que je trouve très juste.
Ce n’est pas que la faute des vendeurs de rêves 🙂

Je viens de lire un livre américain sympa et à la mode (après un gros coup marketing comme toujours) : Expert Secrets (de Russel Brunson, le créateur de ClickFunnels).
Une phrase m’a marqué dedans. Je n’ai plus les mots exacts mais en gros c’est : « Donnez aux gens ce qu’ils veulent… »

Et quand on y réfléchi, c’est pas faux… Si on leur donne ce qui leur faut, on a du mal à vendre.

De mon point de vue, pour rester éthique, il faut les attirer avec ce qu’ils veulent et les prendre par la main pour le montrer ce qu’ils doivent mettre en place.
Un peu comme tu le fais : Les gens veulent du trafic et toi tu leur expliques qu’il faut d’abord de qualité 🙂

++

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    André Dubois

    Merci Fabien, je ne connaissais pas ce bouquin, je vas le lire. Un grand oui pour la qualité de contenu: c’est l’unique et seul moyen de perdurer avec une concurrence forte.

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Marie

Bonjour André,
Te lire fait que je me sens moins seule, à répéter sans cesse que le miracle n’existe pas !
Dans ma thématique l’équivalent serait de croire que l’on peut améliorer sa santé en 20 minutes, et sans vrai effort bien sûr. (Si, si, ça se dit)
A une lectrice qui récemment constatait que même dans le domaine de la santé nous étions victimes du marketing et de la manipulation, j’ai répondu que nous en étions totalement responsables.
On nous donne ce que nous demandons, du miracle, de l’immédiat. Internet en est plein.
Et ça marche, enfin un temps !
Merci donc de réveiller la lucidité de tes lecteurs.
Marie.

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    André Dubois

    C’est toujours le problème avec la vente. Tu peux vendre des pilules pour maigrir, avec une promesse 10 kilos en 10 jours. Et des tas de gens vont acheter. Ou tu peux vendre un coaching sportif et nutritionnel, qui marchera mieux mais demandera des efforts. Il se vendra aussi, mais pas au même public…

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Mehdi

Hello André, intéressante ton analyse. Ca renvoie à la notion de « responsabilité ».

Un peu comme si le web la faisait disparaitre. J’ai l’impression que l’artisan plombier lui, assume sa responsabilité dans la santé de son activité. Alors que l’artisan du web (ou blogueur) a tendance à la fuir.

Oui, la responsabilité ça fait peur. Mais vivre de son blog, c’est être un entrepreneur. Et donc assumer la responsabilité qui va avec. Si vous n’y arrivez pas, c’est d’abord votre faute. La bonne nouvelle, c’est que vous êtes aussi la seule limite à votre réussite. Alors dépassez cette limite.

Merci André pour ce coup de boost 😉

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    André Dubois

    Merci Mehdi pour ce point de vue, je trouve qu’illustre bien le propos.

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