Vous n’avez aucun problème de chance ou de talent

Si on observe la réussite des grands entrepreneurs, des grands sportifs ou des grands artistes, il y a de quoi être découragé.

On a l’impression qu’ils possèdent quelque chose que nous n’aurons jamais. Un talent. Une intelligence. Une confiance en eux. Ils semblent toujours prendre les bonnes décisions, rencontrer les bonnes personnes, et avancer sans jamais vraiment douter. Ils sont spéciaux, et nous, on sent bien qu’on ne l’est pas.

Cette réaction est profondément humaine, et je crois que beaucoup d’entre nous l’ont déjà éprouvée.

Pourtant, cette perception est largement trompeuse.

Elle s’explique notamment par la comparaison sociale (Social Comparison Theory), un concept décrit par le psychologue Leon Festinger : nous évaluons notre propre valeur en nous comparant aux autres.

Or, nous choisissons souvent comme références des personnes bien plus avancées que nous. Cette comparaison nous décourage et nous concluons à tort que nous ne sommes « pas faits pour ça ».

Mais lorsqu’on regarde ces parcours, on découvre autre chose.

La plupart de ces personnes ne sont pas arrivées là parce qu’elles avaient davantage de talent. Elles ont surtout évolué dans un environnement qui leur a appris quoi faire, puis elles ont répété ces actions pendant des années.

C’est une excellente nouvelle. Parce que cela signifie que la réussite n’est pas réservée à une poignée d’élus. Les règles du jeu peuvent s’apprendre.

C’est ce que nous allons voir dans cet article.

1. Vous n’êtes probablement pas moins doué que les autres

Nous avons tendance à croire que les personnes qui réussissent sont nées avec quelque chose de plus. Un meilleur cerveau. Plus de courage. Plus de confiance en elles. Bref, un avantage que nous n’aurons jamais.

Prenez le sport de haut niveau. Quand on regarde Max Verstappen dominer la Formule 1 ou Mathieu van der Poel gagner des courses cyclistes, on peut facilement se dire qu’ils ont simplement hérité d’un talent exceptionnel. Après tout, ils sont tous les deux fils de grands champions. On se raconte alors une histoire très confortable : ils étaient destinés à réussir. Ils ont hérité d’un talent. Ils ont eu un cadeau génétique.

La réalité est beaucoup plus intéressante.

Bien sûr, leurs gènes ont peut-être joué un rôle. Mais ce qu’ils ont surtout reçu, c’est un environnement.

Dès leur plus jeune âge, ils ont été entourés de personnes qui savaient exactement quoi faire pour progresser. Ils ont appris les bonnes habitudes très tôt. Ils ont vu à quoi ressemblait un entraînement sérieux.

Et nous tombons dans le panneau du « don du ciel » !

C’est ce que l’on appelle le biais du survivant : nous voyons le champion au moment où il gagne, mais nous ne voyons pas tout ce qui a précédé.

On voit Mathieu van der Poel gagner, mais on ne voit pas les milliers d’heures qu’il a passées à s’entraîner dans le froid hivernal des Pays-Bas, année après année.

On retrouve le même phénomène dans beaucoup d’autres domaines.

Les enfants de médecins deviennent plus souvent médecins. Les enfants d’entrepreneurs créent plus facilement une entreprise.

Ce n’est pas parce qu’ils sont plus intelligents que les autres. C’est parce qu’ils grandissent dans un univers où certains comportements paraissent normaux. Ils savent quelles études choisir, à qui demander conseil, quelles erreurs éviter et quelles étapes franchir.

La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes plus obligé de dépendre de votre enfance.

Vous pouvez construire cet environnement aujourd’hui.

Vous pouvez lire les livres que ces personnes lisent. Vous pouvez fréquenter des gens qui ont déjà atteint votre objectif. Vous pouvez apprendre les méthodes de ces personnes.

Évidemment, vous ne deviendrez probablement pas pilote de Formule 1. Certaines opportunités appartiennent à l’enfance.

Mais si votre rêve est de devenir médecin, qu’est-ce qui vous empêche de vous inscrire à la fac ? Chaque année, des adultes reprennent leurs études.

Le véritable avantage des personnes qui réussissent n’est pas qu’elles sont nées différentes.

C’est qu’elles ont appris, très tôt ou plus tard dans leur vie, les comportements qui conduisent au résultat qu’elles recherchaient.

Et c’est une bonne nouvelle. Parce que les comportements s’apprennent.

2. Votre environnement construit vos ambitions

Une fois que l’on comprend que la réussite s’apprend, une autre question se pose.

Pourquoi certaines personnes osent-elles poursuivre des objectifs qui paraissent complètement irréalistes, alors que d’autres abandonnent avant même d’avoir essayé ?

La réponse est souvent beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine : on devient comme ceux qu’on fréquente.

Imaginez que vous passiez vos journées à écouter des personnes répéter que tout est devenu impossible : que l’économie va mal, que les entrepreneurs sont tous des escrocs, que les études ne servent plus à rien, que les impôts vous saignent ou que personne ne gagne sa vie sur Internet.

Au bout de quelques mois, vous finissez par accueillir ces idées comme des vérités. Sans même vous en rendre compte, vous commencez alors à censurer vos ambitions.

À l’inverse, imaginez que vous lisiez chaque semaine la biographie d’un entrepreneur, d’un sportif ou d’un explorateur. Vous découvrez comment Mohamed Ali s’entraînait, comment Michael Jordan transformait chaque échec en motivation ou comment Bill Gates a construit Microsoft. Peu à peu, leurs parcours vous apprennent à viser plus haut.

Car notre cerveau fonctionne comme ça. Il considère comme réaliste ce qu’il voit régulièrement.

C’est pour cette raison que jaime lire lire des biographies. Pas parce qu’il faut vivre dans un monde imaginaire. Mais parce que ces histoires nous rappellent qu’il existe toujours des personnes qui accomplissent des choses extraordinaires, malgré les difficultés.

Je me souviens avoir lu le récit d’un couple qui avait décidé de traverser l’Afrique entière à pied, du sud au nord. Des années de marche, des milliers de kilomètres, des obstacles que la plupart d’entre nous auraient jugés insurmontables. En refermant ce livre, je ne me suis pas dit que j’allais traverser l’Afrique. En revanche, mes propres projets me semblaient soudain beaucoup moins compliqués.

C’est exactement l’effet recherché.

Chaque exemple de réussite agrandit un peu le champ de ce que vous pensez possible. Chaque personne qui réussit dans le domaine qui vous fait rêver envoie un message très simple : quelqu’un l’a déjà fait.

Et lorsque votre cerveau commence à considérer un objectif comme possible, il cesse progressivement de chercher des excuses. Il commence enfin à chercher des solutions.

3. Le succès n’est pas difficile. Il est coûteux.

Il y a une autre idée qui fait beaucoup de dégâts.

Nous voulons souvent réussir, mais sans que cela change vraiment notre vie.

Nous aimerions créer une entreprise, mais sans sacrifier nos soirées. Nous voudrions écrire un livre, mais sans renoncer à nos séries. Nous rêvons de courir un marathon, mais sans nous lever plus tôt pour aller nous entraîner.

Le problème, c’est que cela ne fonctionne jamais comme ça.

Toutes les grandes réussites ont un prix. Pas forcément un prix financier. Un prix en temps, en énergie, en confort. Et c’est souvent là que beaucoup de projets s’arrêtent.

Reprenons l’exemple des sportifs de haut niveau. Quand on voit une médaille olympique ou un maillot jaune, on voit quelques minutes de gloire. Ce que l’on ne voit pas, ce sont les milliers d’heures d’entraînement. Les réveils à l’aube. Les vacances écourtées. Les anniversaires manqués. Les blessures.

Les jours où il fallait s’entraîner alors que tout le monde restait au chaud. On n’a pas donné un volant de F1 à Max Verstappen parce que son père était lui aussi pilote. Il a dû prouver, malgré son nom, qu’il était incroyablement rapide. Et il beaucoup bossé pour y arriver.

Les entrepreneurs vivent exactement la même chose.

On admire volontiers celui qui a créé une entreprise qui cartonne.

En revanche, on oublie souvent les premières années. Les semaines de soixante ou soixante-dix heures. Les soirées passées à travailler pendant que les amis sortent. Les fins de mois parfois compliquées. Les moments de doute où tout le monde vous conseille de retourner vers un emploi plus confortable.

Les artistes connaissent aussi cette réalité. Un pianiste ne devient pas virtuose parce qu’il a un don. Il le devient parce qu’il passe des milliers d’heures à répéter les mêmes gestes, jusqu’à en avoir mal aux mains.

À chaque fois, le mécanisme est le même.

Les personnes qui réussissent acceptent ces sacrifices parce que leur objectif compte plus pour elles que les efforts demandés.

C’est peut-être la question la plus importante de tout cet article.

Arrêtez de vous demander si vous êtes capable de réussir.

Demandez-vous plutôt si vous êtes prêt à accepter ce que cette réussite exigera.

Parce que lorsque la réponse est oui, les obstacles deviennent beaucoup plus faciles à surmonter. C’est le prix du ticket d’entrée.

4. Arrêtez de préparer votre projet. Faites-le.

C’est probablement le piège dans lequel nous tombons tous.

Nous avons une idée. Nous sommes motivés. Alors nous commençons à nous renseigner. Nous regardons des vidéos. Nous lisons des livres. Nous suivons des formations. Nous prenons des notes. Et nous avons même l’impression d’avancer.

En réalité, nous sommes souvent en train de repousser le moment le plus inconfortable : celui où il faut enfin agir. Pour apprendre à faire du vélo… un enfant doit monter à vélo. Et nous savons qu’il va tomber.

Je connais très bien ce mécanisme. Pendant des années, je rêvais de créer mon entreprise. J’avais toujours une bonne raison d’attendre. Mon job salarié. Un loyer. Une famille à faire vivre. Un peu plus d’expérience à acquérir. Je me disais que le moment viendrait plus tard.

Et puis un jour, j’ai été licencié.

Sur le moment, je l’ai vécu comme un échec. Avec le recul, je me rends compte que c’est probablement l’une des meilleures choses qui me soient arrivées. Je n’avais plus le choix. Je devais avancer. Ce qui était un rêve est devenu une nécessité.

C’est exactement le principe que l’on appelle « brûler les bateaux ». Il parait que lorsque le conquistador Hernán Cortés est arrivé au Mexique, il aurait fait détruire ses navires. Le message était simple : il n’y aurait pas de retour en arrière. Il ne restait plus qu’à avancer.

Nous faisons souvent l’inverse.

Nous gardons toujours une porte de sortie. Nous préparons notre projet, mais sans jamais vraiment nous engager. Nous voulons pouvoir abandonner facilement si cela devient trop difficile. C’est rassurant… mais c’est aussi ce qui nous maintient immobile.

Vous n’avez pas besoin de prendre une décision spectaculaire.

En revanche, vous avez besoin d’une décision qui vous engage réellement.

Si vous voulez créer un business, achetez votre nom de domaine. Déclarez votre entreprise. Commencez. Si vous voulez écrire un livre, fixez-vous une date de publication sur Amazon KDP. Si vous voulez reprendre des études, envoyez votre dossier d’inscription.

À partir de ce moment-là, quelque chose change.

Vous ne vous demandez plus si vous allez commencer.

Vous cherchez simplement comment avancer.

Et c’est souvent à cet instant que le projet cesse d’être un rêve pour devenir une réalité.

5. Les grandes réussites commencent toujours par des progrès invisibles

C’est probablement la raison pour laquelle tant de personnes abandonnent.

Nous vivons dans une époque où tout semble aller très vite. En quelques clics, on commande un repas, on regarde un film, on obtient une réponse à une question. Alors, inconsciemment, nous aimerions que nos projets avancent à la même vitesse.

Mais la réalité est tout autre.

Les grandes réussites se construisent presque toujours dans l’ombre. Pendant des mois, parfois pendant des années, il ne se passe rien de spectaculaire. On travaille. On apprend. On progresse un peu. Et de l’extérieur, on a l’impression de faire du surplace.

Prenons l’exemple d’un créateur de contenu. Son premier article est lu par vingt personnes. Sa première vidéo fait 50 vues. Son premier email obtient quelques réponses. Ce n’est pas très impressionnant.

Pourtant, c’est exactement comme cela que commencent presque tous les créateurs qui réussissent aujourd’hui.

Même chose pour un entrepreneur. Le premier client n’en change pas la vie. Le dixième non plus. En revanche, chaque client lui apprend quelque chose. Il améliore son offre. Il comprend mieux ses prospects. Il gagne en confiance. Et, sans vraiment s’en rendre compte, il devient meilleur.

Le problème, c’est que nous comparons souvent notre premier mois aux dix années d’expérience de quelqu’un d’autre.

C’est une comparaison perdue d’avance.

Anthony Robbins résume très bien cette idée. Il explique que nous surestimons généralement ce que nous pouvons accomplir en un an, mais que nous sous-estimons énormément ce que nous pouvons accomplir en dix ans.

Je trouve cette phrase incroyablement juste.

Lorsque j’ai créé mon entreprise, ma première année de chiffre d’affaires était loin d’être exceptionnelle. Environ 30 000 euros en 2013. Pourtant, elle m’a permis d’apprendre le métier. Puis l’année suivante, j’ai fait un peu mieux. Puis encore un peu mieux. Et quelques années plus tard, les résultats n’avaient plus rien à voir avec ceux du départ.

Aucun grand changement n’avait eu lieu du jour au lendemain.

Ce sont des centaines de petites améliorations qui avaient fini par produire un résultat spectaculaire.

C’est peut-être le conseil le plus important de cet article.

N’essayez pas de transformer votre vie en quelques semaines.

Cherchez simplement à être un peu meilleur qu’hier. Écrivez un article de plus. Tournez une vidéo de plus. Passez un appel de plus. Envoyez une candidature de plus. Faites une séance d’entraînement de plus.

Ces petites victoires paraissent insignifiantes sur le moment.

Mais accumulées pendant plusieurs années, elles finissent par produire des résultats que beaucoup qualifieront… de chance.

Conclusion

Au fond, je pense que vous savez déjà ce que vous avez à faire.

C’est peut-être ce qu’il y a de plus frustrant, mais aussi de plus rassurant.

Nous passons beaucoup de temps à chercher la méthode parfaite, le livre qui va tout débloquer ou la vidéo qui va enfin nous révéler le secret de la réussite. Pourtant, dans la plupart des cas, le prochain pas est déjà parfaitement clair.

Vous voulez créer un business en ligne ?

Vous savez probablement déjà quelles sont les grandes étapes. Trouver un meilleur positionnement. Créer du contenu gratuit qui apporte de la valeur. Construire une offre payante. Chercher à vous faire connaître. Observer ce qui fonctionne. Corriger ce qui ne fonctionne pas. Puis recommencer. Encore et encore.

Vous voulez devenir médecin ?

Inscrivez-vous à la faculté. Beaucoup de personnes reprennent leurs études à trente, quarante ou même cinquante ans. Ce ne sera pas facile. Ce sera long. Mais le chemin est connu.

Vous rêvez de devenir acteur ?

Prenez des cours de théâtre. Entrez dans une troupe. Passez des castings. Il y aura des refus. C’est normal.

Vous voulez écrire un livre ?

Commencez à écrire quelques pages chaque jour. Pas quand vous aurez trouvé l’idée parfaite. Aujourd’hui.

Quel que soit votre objectif, le chemin est rarement un mystère. Les personnes qui réussissent ne possèdent pas une carte secrète. Elles suivent simplement, avec une incroyable régularité, des étapes que tout le monde connaît mais que très peu de gens appliquent suffisamment longtemps.

Alors arrêtez de vous demander si vous êtes assez motivé, assez doué ou assez chanceux.

Commencez, tombez, remontez sur le vélo.

(écrit à la mano par André Dubois)

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L'auteur:

André montre aux infopreneurs comment créer et développer leur business en ligne.