71

Sur l’argent, la liberté, le bonheur, et les blogueurs qui veulent rouler en Porsche

J’ai posé le crayon. Estomaqué.

J’ai soufflé longuement, regardé la feuille, et j’ai réalisé en un instant que mon existence allait changer.

Vous avez sans doute déjà vécu des moments comme celui-là. Des moments rares, qui se produisent quand vous prenez le temps de vous poser les bonnes questions. Et quand la réponse vous saute au visage, vous vous demandez comment vous avez fait pour nier l’évidence aussi longtemps.

En fait, vous le saviez déjà.

Mais vous n’aviez simplement pas le temps d’y penser. Parce que vous étiez trop occupé à gagner votre vie, à faire vos courses, à vous occuper de vos proches et du quotidien. Cet exercice vous fera agir, ou vous tétanisera sur place, voilà tout.

Qu’est ce qui se trouvait sur cette feuille ?

Des croix. 90 croix, réparties en 5 lignes.

  1. xxxxxxxxxx xxxxxxxxxx
  2. xxxxxxxxxx xxxxxxxxxx
  3. xxxxxxxxxx xxxxxxxxxx
  4. xxxxxxxxxx xxxxxxxxxx
  5. xxxxxxxxxx

90 croix pour 90 années.

Le temps d’une vie humaine, si vous êtes en bonne santé. A 37 ans, je suis déjà au bout de la deuxième ligne.

Mettez le doigt sur la croix qui correspond à votre âge. Regardez ce qu’il vous reste, et encore, s’il ne vous arrive rien d’ici là. La première ligne est votre enfance et votre adolescence. La ligne 2 et 3 sont celles de votre vie d’adulte. Et la ligne 4 et 5 celles de votre vieillesse.

Vous voyez ? Le temps passe vite, et la vie est courte.

Ça a l’air angoissant au premier abord. En fait, ça ne l’est pas. Une fois que vous réalisez à quel point le temps file, vous commencez à agir intelligemment.

Parce que ce qui comptera au final, c’est d’avoir été heureux. Tout simplement.

Pourquoi est-ce que je vous en parle aujourd’hui ?

Parce que j’ai l’impression que nous sommes tous devenus dingues. Nous voulons la réussite, nous voulons l’argent, nous voulons la célébrité, nous voulons la position sociale, nous voulons consommer, parce que nous sommes persuadés que cela va nous rendre heureux.

Rien de tout cela n’est vrai. Je pense même que c’est complètement l’inverse.

Alors j’ai décidé de partager avec vous ce que je pense du bonheur. Pour vous aider à mieux disposer de ces années qu’il vous reste. Je ne prétends pas détenir la vérité sur le sujet, mais en tout cas, voici ce que je crois.

De simplement gagner sa vie…à trouver sa place

J’ai suivi la même route que la plupart d’entre vous. J’ai fait des études, décroché un diplôme et trouvé un travail.

Et ma carrière a décollé. Promotions. Voiture de fonction. Bon salaire, participation et intéressement, primes, treizième mois. A 30 ans, je dirigeais un gros service, dans une grosse boite.

Pourtant, quelque chose clochait.

Je ne me rendais pas compte qu’il y avait une tâche dans le tableau. Une petite chose qui aurait dû m’alerter : je changeais d’entreprise très souvent.

7 fois en 10 ans.

Oh, il m’est arrivé de rester 3 ans dans deux boites différentes.

Mais la plupart du temps, je me rendais vite compte qu’un truc ne me plaisait pas et je préférais dire : « merci pour tout, mais comme j’ai un bon parcours et que je n’ai aucun risque de me trouver au chômage, je ne vais pas rester dans votre boite de dingues. »

En gros, je restais entre une semaine et 6 mois, et quand je trouvais un environnement professionnel qui me convenait, je restais 3 ans.

3 ans, c’est tout de même peu.

Je plaide non coupable : j’ai simplement un caractère trop indépendant pour être salarié, et naturellement, je ne peux pas le changer. Très vite, les décisions aberrantes, les collègues qui font des coups dans le dos, les réunions inutiles et les 120 emails par jour m’insupportent. Je l’ai compris trop tard.

Le métier que j’ai fait le plus longtemps est blogueur professionnel, puisque je vis à 100% de mes sites depuis 4-5 ans.

Ce n’est même pas une question d’argent. J’ai toujours gagné ma vie en blogging, mais les 2 premières années, je générais moins que mon précédent salaire.

Et vous savez quoi ? Je m’en foutais complètement. Tant que les factures étaient payées, pas de problème. J’ai compris qu’un type roulant en BMW n’est pas plus heureux qu’un type conduisant une Renault.

Pour tout vous dire, je n’ai quasiment jamais ressenti la moindre lassitude avec le blogging. Et je pense que je vais rester dans l’enseignement en ligne et l’écriture jusqu’au bout. Je me vois encore très bien écrire des articles de blog à 80 ans. Une sorte de vieil auteur du numérique.

Maintenant, repensez à votre passé. Vos parents, l’école et la publicité vous ont fait croire que la clé du bonheur est la position sociale, et l’argent. « Travaille dur, pour réussir ! ». C’est cela, une vie accomplie ? Le salaire et le pavillon payé sur 25 ans ? C’est faux. C’est l’accomplissement qui rend heureux, pas l’argent ni votre rang.

J’aime le blogging car je gère mon temps. J’aime le blogging car je choisis mes sujets. J’aime le blogging car je transmets un savoir. Je suis le commandant de bord. C’est pour moi le meilleur métier au monde. C’est parce que j’adore ça que je peux écrire des articles de 4000 mots, ou enregistrer des formations de 11 heures.

Aujourd’hui, j’ai plus de temps pour moi que la plupart des gens, et des revenus supérieurs à la majorité des salariés. J’apprécie le confort que procure l’argent, mais je ne fais pas une fixette dessus. Je sais que ma liberté est plus précieuse. Quand je me prends 3 ou 4 jours de break, je pense à mes anciens collègues qui entrent en réunion, et je souris.

Conseil gratuit pour les blogueurs qui veulent s’acheter une Porsche

Le problème du blogging, c’est que c’est un aimant extrêmement puissant.

Oui, vous pouvez vraiment gagner votre vie avec un blog. Et oui, bien que le démarrage du site risque de vous prendre du temps, une fois que votre audience est construite, vous bosserez entre 15 et 30 heures par semaine.

Vous pourrez faire du sport, vous cultiver, vous occuper de vos proches. Vous pourrez bosser dans votre salon, depuis une terrasse en Corse, ou dans un petit hôtel du Chili.

C’est irrésistible.

Et cela attire donc une quantité incroyable de gens qui pensent voir trouvé un moyen de faire de l’argent facile. Ils cherchent une solution miracle et rapide pour assouvir leur soif de vacances et de consommation. (Certains webmarketers répondent parfaitement à cette demande).

Ils n’ont que ces mots à la bouche :

  • « Je veux l’astuce ultime pour faire du trafic »
  • « Je veux plus d’inscrits »
  • « Je veux faire plus de ventes »
  • « Je veux rouler en Porsche »
  • « Je veux faire le tour de monde et je veux du temps et faire plein d’argent. »

Je veux, je veux, je veux.

Vous savez quoi ? Ils n’auront rien. Parce qu’ils n’ont rien compris à ce métier.

Le blogging, ce n’est pas vouloir plus, c’est donner plus. La majorité de vos lecteurs ne seront pas des clients, et 90% de votre contenu sera gratuit. Si vous n’êtes pas prêt à donner, pour rien, le meilleur de vous-même, vous n’y arriverez pas.

Si vous n’êtes pas capable de produire du contenu meilleur que celui de vos concurrents, vous vous planterez. Si vous n’êtes pas capable de créer des liens respectueux avec vos pairs, vous vous planterez. Si vous n’êtes pas capable de donner des solutions efficaces à vos lecteurs, vous vous planterez.

Vous pensez qu’il suffit de créer un produit en un week-end, d’enregistrer une vidéo de vente poussive et de balancer dessus du trafic acheté sur Facebook pour y arriver ?

Tant pis pour vous.

Vous apprendrez à vos dépends que la vente de formations en ligne repose sur le marketing de contenu. C’est-à-dire votre capacité à créer un lien de confiance au travers de vos articles ou de vos vidéos gratuites.

Si vous bloguez pour avoir la vie cool et l’argent, passez votre chemin. La vie cool et l’argent sont la récompense, pas le but. Et d’ailleurs, votre but, c’est quoi ?

C’est de créer un bonus si utile que les gens s’inscrivent. Votre but, c’est d’écrire des articles si bons que vos lecteurs les partagent. Votre but, c’est de concevoir des produits qui marchent si bien que vos fans les achètent parce qu’ils ont confiance en vous.

Et tout cela demande une vraie maitrise, qui malheureusement ne tombe pas du ciel.

Un cours accéléré sur le bonheur

Trouver le travail qui vous plait vous rendra forcément plus heureux. Mais il y autre chose dans le blogging, qui le rend encore plus attractif.

Pour le découvrir, laissez-moi vous raconter une petite histoire.

Je dois reconnaitre mes torts.

Aux débuts de TraficMania, je regardais mes chiffres de trafic avec attention. Mes taux d’ouvertures d’emails, de clics. Je passais de longues heures à définir ma stratégie de monétisation. Je me suis focalisé entièrement sur la popularité de mon blog et ses ventes.

Le résultat ?

Financièrement, très bon. Très vite, j’ai gagné beaucoup d’argent.

Et humainement ? Une catastrophe. Parce que je m’étais fixé un résultat financier trop ambitieux. Ne pas l’atteindre m’a mis en colère contre moi-même. C’est fou quand on y pense : j’ai réussi mon lancement, j’ai créé un super blog marketing, j’ai eu des clients très vite, et éclaté mon niveau de rémunération. Et j’ai été déçu parce que je voulais faire encore plus.

C’est un des rares moments où le blogging m’a énervé.

J’étais tellement préoccupé que ma femme m’a dit que j’étais insupportable, comme les mois suivant l’annonce de l’autisme de mon fils.

C’est ce qui m’a mis une claque.

Comment je vois les choses désormais ?

Je me dis tout simplement que mon blog est comme je le souhaitais. Il contient les tous meilleurs articles de sa thématique. C’était mon but. Certains blogueurs génèrent plus de cash que moi ? Bravo à eux.

Pour ma part, TraficMania est parfait ainsi. Je préfère continuer à miser sur la qualité, c’est ce qui me fera durer. Car sur les réseaux sociaux, les gens partagent leurs bons plans.

En fait, j’ai compris que le blogging est une histoire d’altruisme.

C’est logique : vos lecteurs viendront si votre contenu gratuit les aide à régler leurs problèmes. Et devinez quoi : aider les autres est ce qui rend le plus heureux. Parce que c’est gratifiant. Tenir un bon blog, c’est comme donner un peu de son temps à une association.

Depuis que mon objectif est d’aider au maximum mon audience, mon niveau de bonheur est remonté en flèche. Vraiment, j’ai le meilleur job du monde.

Cela ne m’empêche pas de proposer du contenu payant, parce que j’en ai besoin. De toute façon, sans payant, je ne pourrais pas passer autant de temps sur ce projet. Sans payant, les articles gratuits de TraficMania ne pourraient pas exister. Et vous êtes libre de ne pas acheter, de toute façon.

Finalement, qu’est-ce que je préfère dans ce métier ?

Me dire que grâce à mes articles, vous prenez des décisions importantes, comme vous lancer. Vous créez vos sites. Vous les améliorez. Et en donnant beaucoup à votre audience, vous réussissez votre monétisation. Et votre vie change à votre tour.

Et je fais tout cela depuis mon salon, sans vous connaître. J’ai apporté une petite pierre à l’édifice. Je me sens bien.

La bonne nouvelle, pour vous ? C’est absolument à votre portée, si vous voulez en faire autant. Vous pouvez aussi changer la vie de vos lecteurs, en les aidant.

Alors oubliez vos statistiques trafic, vos taux de conversion et votre chiffre d’affaire. Oubliez les résultats hallucinants des gros blogs. Les comparaisons rendent malheureux, et vous n’avez pas besoin de 40 000 euros par mois, ni d’une Porsche. Vous avez simplement besoin d’être libre et de vous sentir utile.

Commencez déjà par donner. Puis faites des ventes, et amenez votre blog doucement au niveau de votre salaire. Et enfin, bloguez plein temps.

Vous avez le bonheur d’avoir des lecteurs qui attendent vos conseils. Remerciez simplement votre bonne fortune, car vous aussi, vous faites le meilleur métier du monde.

André Dubois
 

En ce moment, André doit être encore en train d'écrire un article de 3000 mots. Tout cela pour un objectif: vous apprendre à bloguer si bien que vous pourrez en vivre.

Cliquez ICI pour commenter 71 commentaires