Je crois qu’on a oublié à quoi ça servait, au départ, de créer du contenu sur un blog ou sur une chaîne YouTube.
Ces derniers jours, je me suis replongé dans le tout premier article de TraficMania que j’ai écrit, en 2015. Et je me souviens très précisément du moment où je l’ai rédigé.
On était partis en famille dans la région d’Essoyes, près de Troyes, en Champagne. Des collines, de la verdure, quelque chose de très doux, très bucolique. J’avais posé mon ordinateur sur la terrasse d’un petit chalet, et j’avais commencé à écrire.
C’était un article simple. Une liste. Quatre piliers pour monter un blog à succès.
À l’époque, YouTube existait à peine pour ce genre de choses. Les réseaux sociaux n’avaient pas encore tout avalé. Il n’y avait pas cette déferlante d’IA, cette complexité marketing permanente, ces tunnels à tiroirs et ces stratégies à rallonge.
Et surtout, on n’avait pas oublié pourquoi on faisait ce travail.
On le faisait pour une chose très simple : prendre un ordinateur, où qu’on soit, partager quelque chose qui pourrait être utile à des gens, essayer de le faire connaître… et, à un moment, proposer des offres, en espérant qu’une partie de l’audience achète.
Vous savez quoi ? C’est toujours vrai.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas repris la plume comme ça. Longtemps que je n’avais pas écrit juste pour écrire. Et j’en avais envie. Revenir aux sources. Bloguer simplement sur ce qu’est ce métier. Sur ce qu’il apporte en termes de liberté de vie.
Je peux en témoigner. Je fais ça à plein temps depuis 2013. Et j’ai vendu, avec ce business, pour plusieurs millions d’euros de formations.
La liberté comme point de départ:
Ce qui est intéressant avec ce modèle, c’est que la liberté n’est pas la récompense finale. C’est la contrainte de départ.
Si on choisit cette voie, c’est parce qu’on travaille avec des marges élevées, des coûts de production faibles, et qu’on crée de la valeur avec son expérience, son humanité, son envie de transmettre.
À l’inverse, quelqu’un qui ouvre un restaurant va probablement passer vingt ans à rembourser un crédit, couper des carottes, laver des assiettes, gérer du personnel. Et avec un peu de chance, à la retraite, il pourra essayer de revendre son affaire. La liberté arrive très tard.
Nous, elle arrive tout de suite.
Un business prédictible:
Un autre point que je voulais partager, c’est que le revenu est beaucoup plus prédictible que ce que l’on imagine.
J’ai monté un site sur le tir sportif : ça a marché.
J’ai créé TraficMania : ça a marché.
J’ai lancé Dojo en Ligne avec mon prof de judo : ça a marché.
À chaque fois, c’est la même recette.
Faire coïncider un besoin du marché avec une compétence réelle, une progression logique, des outils adaptés, et une pédagogie honnête. Quand ces éléments s’alignent, on y arrive.
Ce qui est souvent sous-estimé, c’est le début.
L’infopreneuriat est plus dur au début:
Au début, on se bat avec son site, ses articles, ses vidéos, son lead magnet, son autorépondeur, son système de vente. C’est un barnum. Mais une fois que tout est en place, il reste essentiellement trois missions : créer du contenu gratuit, se faire connaître, et créer du contenu payant.
Et là-dessus, il y a de vraies courbes d’apprentissage. Plus on avance, plus ça devient simple.
Il y a aussi une chose que j’ai comprise avec mon divorce.
La vraie liberté, c’est de pouvoir dire : j’en ai assez.
Pendant des années, j’ai été focalisé sur le chiffre d’affaires. Toujours vendre plus. Il y a eu des mois avec des montants presque indécents quand on les compare à ce que gagnent la majorité des salariés.
Mais je devais le faire.
Fiscalité française lourde.
Mon ex-femme était salariée de l’entreprise.
Ses charges, les miennes. Un train de vie.
Des besoins de vente énormes.
Et à la fin, je ne prenais même plus de plaisir.
Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être revenu à mes débuts.
Un petit coin de l’appartement aménagé pour travailler.
Des dépenses mensuelles faibles.
Et cette sensation nouvelle de pouvoir dire : c’est bon, j’en ai assez.
Je savoure ma liberté au lieu de me sentir esclave du chiffre d’affaires.
C’est une forme de sagesse, peut-être.
Mais je peux me le permettre parce que j’ai un business à fortes marges et très peu de coûts de structure. Si j’avais vingt salariés, le crédit d’un restaurant et des fournisseurs à payer, ce luxe serait impossible.
L’infopreneuriat, c’est probablement le seul business qui permet, un jour, de dire :
Je n’en veux pas plus.
Je ne veux plus me créer de fatigue mentale ni de stress juste pour financer un style de vie.
Je n’ai plus personne à impressionner.
Et rien que ça…
Ça vaut tous les tunnels de vente du monde.
Et au fond, je me sens un peu comme Forrest Gump.
Un matin, il s’est levé et il s’est dit qu’il avait envie de courir.
Sans plan. Sans stratégie. Sans objectif caché.
Moi, c’est pareil.
Je n’ai pas décidé de lancer un nouveau tunnel, ni d’optimiser quoi que ce soit.
J’ai juste eu envie d’écrire. De reprendre la plume. De refaire du blogging, simplement.
Pas pour prouver.
Pas pour impressionner.
Juste pour avancer, un pas après l’autre, clavier sous les doigts.
Et on verra bien où ça me mène.