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Pourquoi j’ai tué un blog qui faisait 30 000 euros par an

Si vous êtes dans la partie depuis quelques années, je suis certain que vous avez déjà senti cela. Vous ouvrez votre ordinateur. Regardez vos mails. C’est toujours le même genre de message. Alors vous y répondez avec le même genre de modèle.

Puis vous attaquez la création de contenus. Un article de blog, vidéo YouTube. Vous allez faire un tutoriel ou un contenu liste. Puis, vous avancez sur votre nouvelle formation, vous calez quelques messages sur les réseaux sociaux. Et on recommence. Et on recommence.

La routine. Après tout pourquoi notre métier devrait y échapper. Nous faisons de la production. Au lieu de sortir des voitures d’une chaîne automobile, nous sortons des contenus gratuits et payants.

Cela nous rend la vie plus facile. Parce que nous savons que si nous avançons sur le gratuit et le payant, l’entreprise avance.

C’est ici qu’apparaît notre nouveau compagnon : le plafond de verre. C’est un truc que les créateurs de contenus vidéo connaissent bien. Au bout d’un moment, votre vidéo YouTube atteint un plafond et y reste bloqué.

Ainsi, chaque mois de nouvelles personnes s’inscrivent à votre liste. Et des personnes la quittent. La stagnation fait son apparition. Toujours à peu près le même niveau de chiffre d’affaire. Vous vous y êtes fait.

La routine, le plafond de verre. C’est parce que j’ai refusé ce piège que j’ai tué un blog qui faisait 30 000 € par an.

La routine et le plafond de verre peuvent tuer votre business.

Imaginez Sophie et Nathalie. Elles possèdent toutes les deux un food truck. Sophie a un bon emplacement. Juste en face d’un centre commercial. Chaque midi, les gens font la queue pour une barquette de frites, sandwiches, une petite salade. Ça marche bien.

Le camion de Nathalie est de l’autre côté de la ville. Elle aussi possède un bon emplacement. Elle travaille aussi dur que Sophie et son chiffre d’affaires est équivalent.

Sophie est parfaitement satisfaite de sa situation. Son emplacement, son camion, son employé. C’est sa vie. Elle est heureuse.

Nathalie voit les choses différemment. Elle a la volonté de toujours augmenter son chiffre d’affaires. Alors elle essaie. Elle a une page sur les réseaux sociaux. À la mise en place d’un système de réduction pour les clients fidèles. Elle a embauché un livreur pour apporter les plateaux directement dans les bureaux.

Elle est à l’affût des nouvelles tendances. Elle remarquait que les clients qui viennent de la salle de sport aiment beaucoup les repas du et les desserts lactés riches en protéines. Elle adapte son menu.

Elle recherche un autre emplacement. Elle finit par en trouver un. Va voir son banquier, achète un 2e camion, cherche à recruter. C’est du travail. C’est clairement des ennuis. Le prêt, les employés, les approvisionnements.

Revenons 10 ans plus tard.

Nathalie possède plus de 80 trucks répartis sur toute la région. Cela fait bien longtemps qu’elle ne fait plus cuire les frites mais elle gère sa société et essaie de la développer. Son patrimoine est estimé à 12 millions d’euros. Bien sûr, elle travaille toujours autant. La banque, le management, les approvisionnements, la conquête de nouveaux marchés, tout cela l’occupe à plein temps.

Mais où en est Sophie ? Elle qui se contentait parfaitement de son travail routinier de ce que ça lui rapportait. Hélas, à force de rester avec les menus, les mêmes clients, Sophie a fini par subir le marché. La zone où elle s’était implantée est devenue moins attractive. Son chiffre d’affaires a baissé. Finalement, elle a revendu son foodtruck et est retournée dans le salariat.

De Sophie et Nathalie, il y en a dans tous les métiers. Je ne dis pas que quelqu’un a tort ou à raison. Je dis simplement que certaines personnes cherchent toujours à faire grandir leur activité, alors que d’autres personnes s’en contentent.

La seule chose que je sais, c’est que ceux qui se contentent de tenir une position sans chercher à conquérir finissent toujours par avoir des difficultés.

J’ai failli renoncer à mon rêve à cause de la routine et du plafond de verre.

Lorsque j’ai été licencié en 2013, j’avais un atout maître dans la main. J’avais un petit blog sur le tir sportif que je n’avais jamais monétisé, qui comptait quelques centaines d’inscrits à la newsletter.

Quand mon boss m’a convoqué en juin 2013 pour me dire que c’était la rupture conventionnelle ou le conflit, j’ai choisi le conflit.

Non pas à cause d’une fierté mal placée ou d’un goût pour la bagarre, mais tout simplement parce qu’il refusait de rajouter un peu d’argent à la rupture conventionnelle. Financièrement, étant donné que j’étais certain de gagner aux prud’hommes, mon intérêt était d’aller au contentieux. Il aurait pu eviter 3 ans de procédure en me faisant un chèque de 6mois de salaire. Je ne demandais pas la lune.

Je me souviens que cet été-là, nous avons passé nos vacances en Auvergne à faire pas mal de randonnées. Et chaque fin d’après-midi, j’avançais sur l’écriture de mon e-book et de mes premières formations. Et en septembre 2013, quand j’ai lancé mes premiers produits, j’ai fait 6 000 € de vente.

Pendant les 2 années qui ont suivi, j’ai mis toute mon énergie à faire tourner ce blog de niche, réalisant en moyenne 30 000 € de vente par an. Ce qui n’est pas si mal vu la minuscule taille de cette thématique.

Je sentais que je plafonnais. J’avais très vite atteint un rythme de croisière sur l’acquisition de nouveaux inscrits, sur la publication de mon contenu, sur la création de nouvelles formations.

Je me suis dit que c’était dangereux. Certes, avec EEmy qui avait retrouvé un travail, et moi qui étais à la maison et qui pouvais gérer tous les impondérables liés au handicap de mon fils, notre vie avait un rythme de croisière. Nous ne manquions de rien, j’étais indépendant, libéré du salariat.

Il y avait cette part en moi qui me disait que ce n’était pas suffisant. Il fallait que je tente autre chose. Que le développement de mon entreprise passait peut-être par une nouvelle thématique. C’est là que j’ai commencé à réfléchir à ce que je pouvais faire. J’attaquais ma 3e année en tant que créateur de contenu. J’avais eu l’opportunité de tester beaucoup de choses. Le contenu écrit, le contenu vidéo. Formation économique, formation Premium. Les coachings. Les espaces abonnements.

Ces 3 années de formation avaient été extrêmement bénéfiques pour ma connaissance du marketing digital. C’est donc tout naturellement que je me suis dit que j’étais assez crédible pour créer un blog sur le sujet. C’est là que j’ai créé TraficMania.

Pourquoi j’ai tué ce blog qui faisait 30 000 € par an ?

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Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette scène de « À la poursuite d’Octobre Rouge » avec Sean Connery.

Il interprète un commandant de sous-marin soviétique qui a décidé de passer à l’Ouest. Il annonce son projet à ses officiers. Et il leur explique qu’il a également écrit une lettre à l’amirauté dans laquelle il détaille son projet.

Tous les sous-officiers sont pétrifiés. Ils savent que toute la flotte russe va les poursuivre. Ils veulent savoir pourquoi le commandant a signé leur arrêt de mort.

Réponse de Sean Connery : « Lorsque Cortés a débarqué au Nouveau Monde, il a brûlé ses navires. À la suite de quoi, ses hommes n’en furent que plus motivés. »

Pour des raisons que j’ignore, cette phrase est toujours restée gravée en moi. J’ai toujours trouvé cela très juste. Et c’est pour cette raison, parce que j’ai décidé de lancer TraficMania, que j’ai totalement refermé mon blog sur le tir sportif.

Tous les articles, toutes les formations, j’ai tout mis à la corbeille. Sur le site ne s’affichait plus qu’une page blanche expliquant que le blog était fermé et que je remerciais mon audience.

La seule chose que j’ai conservée, c’est la liste d’inscrits dans mon auto-répondeur. Et pendant presque 3 ans, je n’ai pas retouché à ce blog.

Cela a été une des meilleures décisions de ma vie parce que ça m’a mis le couteau sous la gorge.

De l’importance d’avoir le couteau sous la gorge :

Attention, ce qui a marché pour moi ne marchera peut-être pas pour vous. Je vous déconseille de prendre des décisions radicales qui peuvent vous mettre dans une difficulté financière.

Si j’ai pris des décisions aussi extrêmes, c’est que je me connais. Je sais que j’ai une tendance à la procrastination. Je sais que je peux me dire, oh, ce petit blog fonctionne, on est bien comme ça. Pourquoi est-ce que je continuerai à me casser la tête.

Ce n’est pas un hasard si j’ai réussi à monétiser juste quand je me suis retrouvé licencié. C’est parce que je n’avais pas le choix.

Comme je voulais que TraficMania réussisse, j’ai voulu me recréer des conditions de difficulté tout simplement parce qu’il fallait que je me bouge les fesses. Si j’avais gardé mon blog sur le tir sportif et continué à faire 3000 € de reventes par mois, je ne sais pas si j’aurais autant travaillé que ce que j’ai fait sur TraficMania.

Dans les premiers mois qui ont suivi la naissance de ce blog, j’ai passé des heures chaque jour à démarcher. Présenter mon blog, mon bonus, à tous les blogs que je pouvais trouver sur Internet. Ce n’est pas compliqué : dès que j’identifiais quelqu’un qui avait un blog actif, avec de la bande de formations, avec des articles récents ou des messages sur les réseaux sociaux, je lui envoyais un petit message personnalisé.

Le but : présenter mon site, présenter mes articles, présenter mon bonus et essayer de récupérer des inscrits. Je suis parti d’une idée toute simple. Si j’arrive à démarcher 20 personnes par jour, à la fin de l’année, j’aurais potentiellement touché plus de 7000 personnes. Et donc j’aurais forcément des inscrits et du trafic.

Mais ce n’est pas la seule chose que j’ai faite. J’ai démarché tous les gens possibles pour essayer de leur placer des articles invités. Ainsi, je me rappelle que le premier que j’ai publié était sur Master blog, le blog animé par Antoine BM à l’époque.

J’ai travaillé des heures chaque jour sur ce projet. Parce que je n’avais pas le choix. Parce que mon blog sur le tir sportif était fermé. Et qu’il fallait absolument que celui-ci décolle. Et le résultat fut à la hauteur de mes attentes. En moins de 6 mois, le blog était monétisé et me rapportait déjà plus de 5000 € par mois sous forme de coaching.

C’était en 2015. J’ai relancé mon blog sur le tir sportif en 2018.

Comment j’ai ressuscité ce blog et pourquoi il me génère aujourd’hui environ 20 000 € par an

Après 2 ou 3 ans de travail sur TraficMania, j’ai tout simplement compris qu’il me restait un peu de temps chaque semaine.

Alors j’ai décidé de me replonger dans mon blog de tir sportif et de réfléchir à la meilleure façon de le faire tourner.

Mais je me suis fixé une contrainte forte : y passer le moins de temps possible.

En effet, je savais qu’en y passant beaucoup de temps, j’avais réussi à monter ce blog à 30 000 € par an. Je savais donc que son maximum était probablement autour de 40 000 €.

Je ne voulais pas m’épuiser à la tâche pour simplement gagner 10 000 € de chiffre d’affaires annuel supplémentaire, tout simplement parce que si j’avais mis cette énergie sur TraficMania, elle aurait été transformée en 100 ou 150 000 € annuels supplémentaires sans le moindre problème.

Je me suis donc replongé dans les chiffres de vente et j’ai cherché les produits qui avaient le mieux marché. Cela m’a permis de comprendre ce qui fonctionnait bien en matière de sujet, de formation et de prix. J’ai recréé 5 ou 6 formations sur ces sujets-là. J’ai laissé tomber tous les autres sujets qui représentaient un gros travail de création de formations mais qui ne généraient pas assez de chiffre d’affaires.

En effet, dans bien des thématiques, vous avez quelques formations locomotives…

Puis, j’ai décidé qu’au lieu que mes vidéos à la tablette graphique soient hébergées sur le blog, elles seraient hébergées sur YouTube. Cela me permettrait de profiter de la puissance de la plateforme en essayant de me positionner sur des mots-clés. Bien évidemment, chaque vidéo serait insérée en tant qu’article sur le blog.

J’ai recréé quelques contenus, et j’ai écrit un e-mail à la liste en leur disant que j’avais décidé de relancer le blog.

C’est là que c’est très intéressant.

Une bonne liste d’inscrits ne meurt jamais.

Je pensais que j’allais avoir énormément de déperdition puisque je n’avais pas sollicité cette liste depuis plusieurs années. En réalité, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. Évidemment, certaines personnes s’étaient désintéressées de la thématique, mais la grande majorité des inscrits ont continué à me suivre.

J’ai reçu un torrent d’e-mails de personnes contentes que je relance le site. Et je me suis mis simplement à créer une petite vidéo à la tablette graphique chaque semaine, ce qui me prend entre 10 et 15 minutes.

Et depuis, je m’appuie sur un modèle très classique. Au début, je faisais de l’ouverture/fermeture. C’est-à-dire que les formations étaient disponibles seulement de temps en temps. Ensuite, j’ai testé la baisse des prix. Encore une fois, cette méthode de baisse des prix ne me plaît pas tant que ça.

Quand vous faites une promotion chaque week-end, personne n’achète plus le produit au prix normal. Ce côté de la méga solde permanente finit par nuire à votre image.

Je je pense que je vais repasser en ouverture/fermeture à prix fixe sur mon blog de tir sportif ainsi que sur TraficMania. Cette méthode présente un avantage décisif : quand vous faites des soldes 2 fois par an, là, vous faites des ventes incroyables. Parce que cette opération du Black Friday signifie vraiment quelque chose.

Les leçons que j’ai retirées :

La liste est vraiment l’élément de patrimoine numéro un du blogueur ou de l’entrepreneur. Si vous avez une pause, ce n’est pas grave de ne pas publier souvent. J’ai fait une pause de 3 ans et mon audience était toujours là.

Passez plus de temps à démarcher qu’à publier du contenu. C’est vraiment ce que les débutants ont du mal à comprendre. Ils ont l’impression qu’à partir du moment où ils créent leur blog ou leur chaîne, les gens vont disparaître dans la nature s’ils ne publient rien de nouveau. Il vaut mieux publier quelque chose de bon que les gens iront voir à chaque fois que c’est diffusé, plutôt que d’avoir une haute fréquence sans qualité.

De plus, la newsletter est vraiment l’arme qui permet de fidéliser. Il est donc beaucoup plus rentable, surtout au début, de passer du temps à vous faire connaître plutôt que de passer du temps à publier. Le trafic n’apparaît pas parce que vous publiez un nouveau contenu. Il apparaît parce que vous allez chercher de l’exposition.

C’est génial d’avoir un 2e petit blog à côté qui génère de l’argent. Aujourd’hui, en créant une vidéo par semaine et en appuyant sur un catalogue de formations que je fais tourner, je génère environ 20 000 / 25 000 € par an. Alors oui, c’est moins qu’avant mais j’y passe nettement moins de temps.

Je considère ce blog comme une tirelire. Il ne pèse pas lourdement sur mon chiffre d’affaires mais il me prend tellement peu de temps…. Si vous rajoutez cela à ce que je gagne en affiliation, c’est comme si j’avais tout un parc d’appartements dont je percevais les loyers, avec à mon avis beaucoup moins d’ennuis du genre gestion des locataires, réparations, fiscalité immobilière.

Le message pour vous :

Allez chercher de l’exposition au lieu de vouloir publier des nouveautés à tout prix.

Soignez la relation à votre audience. Si la liste est bonne et que vous restez fidèle, vous pouvez réactiver un business quand vous le voulez.

Travaillez en mode process. Quand votre création de contenus gratuits et payants et votre recherche d’exposition sont bien calés dans votre semaine, vous savez que votre entreprise se développe.

Il faut donc que vous soyez très rigoureux sur vos plages de travail, et ainsi vous savez que vous mettez en place les actions qui vous amèneront la croissance.

Vous pouvez aller chercher d’autres thématiques… C’est important d’avoir un business locomotive qui vous permet de vivre, c’est important de chercher à le développer… Mais gardez en tête que le développement de votre business en ligne peut aussi s’appuyer sur d’autres chaînes ou d’autres blogs.

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L'auteur:

En ce moment, André doit être encore en train d'écrire un article de 3000 mots. Tout cela pour un objectif: vous apprendre à bloguer si bien que vous pourrez en vivre.

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