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Pourquoi certains blogueurs sont démotivés

Au cours de ma vie d’entrepreneur en ligne, j’ai déjà croisé des personnes au profil étonnant. Ils avaient tout pour créer une belle entreprise en ligne.

  • Une expertise pointue sur leur thématique (rentable, pas dessus le marché)
  • Une connaissance des méthodes de vente en ligne.
  • De la pédagogie.

Et… Ils ne passent pas à l’action.

Ils me parlent de leurs idées, de leurs projets. On parle blogging, YouTube. Ils se projettent. « Oh, oui, c’est canon comme style de vie, faut que je me lance ».

Je leur donne des conseils précis sur les prochaines étapes, pensant allumer la petite étincelle du démarrage.

Ils ont tout en main.

Et…

Un an, deux, trois ans après, rien n’a avancé.

Ils sont restés au stade de « la discussion super intéressante ». Ils ont le même job, les mêmes fins de mois difficiles, et n’ont pas bougé d’un pouce sur leur projet en ligne.

J’en parle souvent avec un de mes meilleurs potes, lui-même infopreneur à succès (n°1 de sa thématique en francophone, plusieurs employés – il a commencé comme tout le monde, tout seul face à son écran)

Il me dit : « André, les gens n’écoutent pas. Tu n’y peux rien. Ils veulent le résultat en claquant des doigts. »

Je me dis qu’il a peut-être raison, mais qu’il y a probablement d’autres causes à l’inaction.

Par exemple :

Ils bossent sans but précis

Oui, ils savent « en gros » ce qu’il faut faire, mais sans comprendre quelle est la prochaine étape concrète. Celle qui servira. Le tâtonnement démotive.

Mon conseil :

Il leur manque un plan détaillé. Prenez une semaine pour établir un plan d’action. Ou achetez une formation de type A à Z, les miennes sont « pas à pas ».

Ils ont la frousse

Peur de mettre son nom sur le net. Peur de ne pas être assez crédible pour prodiguer des conseils. Ils sont bloqués comme un cheval devant un obstacle qui lui semble trop haut. Tétanisés par le jugement de leurs proches. Ils craignent de se planter.

Mon conseil :

Selon moi, ils ont besoin de progressivité. Et si, au lieu de se focaliser sur la monétisation, ils produisaient déjà quelques articles sur leur thématique. C’est un peu comme les relations amoureuses, avant de se marier, on se drague, on se séduit, on se fréquente… On prend son temps. Personne ne vous dit de sortir une formation à 500 euros la semaine prochaine. Et pour le moment, si vous vous contentiez de produire du contenu, et déjà de voir ce que cela donne ?

Ils voient trop grand

Ils suivent des webmarketeurs qui sont là depuis des années, et qui affichent une réussite insolente, parfois jusqu’à la frime la plus ridicule. Et vous êtes comme un randonneur devant l’Everest. C’est si haut, si loin, si dur, que vous ne commencez pas l’escalade.

Mon conseil :

Avant d’attaquer l’Himalaya, commencez par la rando dans les Vosges. Ne visez pas un million d’euros. Visez d’abord 500 abonnés. Puis 500 euros de ventes par mois. Puis 1000. Tranquille. Vous avez le temps. C’est excitant de remonter ses objectifs, c’est déprimant de les baisser. Alors, allez-y doucement, comme la tortue qui ne s’arrête jamais.

Ils ne bossent pas pour les bonnes raisons

Ils veulent être riches, au lieu de vouloir aider leur audience. Le succès n’est pas le but, c’est la conséquence.

Mon conseil :

Ils doivent trouver une source de motivation dans les problèmes de leur audience, pas dans les leurs.

Ils ne savent pas prioriser

Ils ont leur travail, leurs enfants, leurs emmerdes. Et il faudrait rajouter une entreprise par-dessus le marché ? Impossible pour le moment…

Mon conseil :

Ils ont besoin de remplacer du temps. Pas de s’en rajouter. Le plus simple est de supprimer quelque chose dans votre journée, et de travailler sur votre projet. Supprimez les temps de TV, de divertissement sur le net, de réseaux sociaux. Supprimez les réunions de famille, les sorties du samedi. Supprimez la communion du petit neveu. Vous avez un projet de vie à mener, et il faut faire des choix.

Ils se disent que c’est trop tard

A cet âge, untel avait déjà 100 000 abonnés. Ok. Untel gagne plus d’un million par an depuis des années. Il y a trop à apprendre, tant pis pour moi, je ne rejoins pas la table de jeu.

Mon conseil :

On trouvera toujours des gens brillants. Voire exceptionnels.

Prenez la musique. A 15 ans, Mozart avait déjà composé des opéras. Est-ce que cela a découragé Serge Gainsbourg ? Il est vraiment devenu une star énorme seulement après avoir repris la Marseillaise en reggae. Il avait déjà 51 ans.

Warren Buffet, qui est l’un des plus riches de la planète, n’est devenu milliardaire qu’après 50 ans. Bien plus tard que bien que les stars de la Silicon Valley.

Il n’y a pas d’âge. Pas d’âge pour lancer un business, pour se marier, pour passer un diplôme, pour se mettre au sport.

Je sais que c’est dur de vaincre ses démons

Il n’y a pas de formule magique pour vous faire démarrer. Je ne peux que vous inciter avec ce genre d’articles. Je sais que ce n’est pas simple.

Je sais aussi que le « moment parfait » n’arrivera pas. C’est à vous de vous lancer. Dès aujourd’hui.

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L'auteur:

En ce moment, André doit être encore en train d'écrire un article de 3000 mots. Tout cela pour un objectif: vous apprendre à bloguer si bien que vous pourrez en vivre.

8 réflexions au sujet de “Pourquoi certains blogueurs sont démotivés”

  1. Whoaaaa tellement pertinent ! Les maux de l’entrepreneur dans toute leur splendeur, à savoir l’impression d’être un imposteur, la peur du succès, de décevoir et ce malgré nos compétences… vraiment agréable à lire car tu pointes vraiment des éléments qui me concerne et finalement la réponse n’est que du bon sens et si difficile à concevoir quand on a la tête dans le guidon… merci André !

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  2. Incroyable comme cet article tombe à point nommé!
    Pour ma part ces simples mots contribuent à « allumer la petite étincelle du démarrage ». Merci André!
    Ensuite bien sûr, il incombe à chacun de maintenir la flamme allumée.

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  3. Merci pour ces conseils pertinents.

    Je pense que les gratifications immédiates qui envahissent le quotidien de notre génération participent pas mal à ce découragement. On rêve de recevoir des notifications de rentrée d’argent comme on reçoit des notifications sur Facebook ou Instagram.

    Sauf que dans le second cas c’est toute une armée de codeurs et de marketeurs qui a mis des années à construire leurs plateformes. Tandis que dans le premier cas, il va falloir faire sortir de terre sa propre plateforme.

    Alors passé l’euphorie de l’idée géniale et des projections idéales qui fleurissent en nous vient le temps de l’exécution. Dès lors, on met les mains dans le moteur et on se rend compte des efforts que ça demande.

    Le cerveau n’est pas vraiment notre allié dans cette aventure. On mobilise notre temps et notre énergie, mais le retour n’est pas immédiat. Quand je vais courir ou que je vais à la salle de sport, je sais pertinemment que je ne verrais des résultats pas avant un moment. Et encore, si je n’abandonne pas en cours de route.

    C’est la petite gifle de réalisme parfois dure à admettre, mais dont personne ne peut s’abstraire. Car même ceux qui affichent un succès insolent sont passés par là. Alors, on y va un pas après l’autre. On se fait un plan à court / moyen / long terme en restant réaliste. On garde la foi en soi et en ses rêves. On se préserve en gardant un équilibre pro/perso pour durer. On essaie de partager et de faire de belles rencontres en étendant son réseau. On se récompense. Mais on s’efforce de ne pas abdiquer sur l’exigence qu’on s’impose. On avance à la boussole, car le GPS n’existe pas dans ce cas et on ne sait pas à quel moment le succès va toquer à sa porte pour vous dire: «Salut, je sais que tu m’attends depuis un moment déjà, mais je suis finalement arrivé. Merci d’avoir persévéré jusqu’ici.»

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  4. Bonjour André

    Merci de dénoncer ces démons à peau tenace.

    Il faut se donner les moyens de les exorciser pour faire décoller et exploser son entreprise en ligne. Merci de bien tenir ce role

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