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Le storytelling expliqué simplement

Storytelling : le mot est employé dans une quantité incroyable d’articles et de livres sur le marketing.

Ce serait la botte secrète des vendeurs d’élite.

La méthode qui permet de vous lier à votre audience, de multiplier la puissance de votre offre, et de faire grimper votre chiffre d’affaires au 7ème ciel.

Alléchant.

Sauf que pour la majorité des entrepreneurs en ligne, storytelling ne veut rien dire concrètement. C’est du jargon marketing. Un mot anglais pour frimer en réunion.

Vous ne savez pas bien ce que c’est. Ni comment l’intégrer aux articles, aux courriels, aux pages de ventes, ou les vidéos. Donc vous passez à côté de la puissance de feu de cet outil qui peut pourtant doper vos résultats.

C’est dommage.

Voici de l’aide.

Je vais arrêter le jargon. Je vais vous expliquer très simplement ce qu’est le storytelling. Et pour que vous compreniez comment faire, je vais écrire le même texte deux fois.

Une fois avec storytelling, et une fois sans storytelling. Vous verrez alors la différence en termes d’engagement de l’audience.

Qu’est-ce que le storytelling ?

Regardons les mots anglais. Story : histoire. Telling, du verbe « to tell » : dire.

Littéralement, le storytelling, c’est dire des histoires.

Pour mieux comprendre, affinons la traduction.

Faire du storytelling, c’est « conter une histoire ». Comme dans un film. Comme dans une légende.

Prenons votre blog, ou votre chaine YouTube. Vous créez majoritairement des contenus gratuits ou payants qui informent, n'est-ce-pas?

Par exemple :

· Comment améliorer votre référencement.

· Comment faire vos premières tractions en moins d’un mois.

· 5 recettes légumes pour le sportif.

· Etc.

Problème : l’information, c’est barbant. Oui, le résultat, c’est indispensable pour vendre, mais ce n’est pas suffisant. Parce que vous n’êtes pas le seul. Vos concurrents, eux aussi, expliquent comment améliorer son référencement, ou comment gonfler les biceps.

Alors comment faire pour exister ?

En faisant différent. En incorporant une touche d’histoire. De storytelling. Parce que les histoires touchent les gens. Parce qu’elles permettent de s’identifier. Parce qu’elles sont uniques.

Je vais vous faire une petite démonstration. Et vous verrez, vous n’aurez qu’une envie : vous mettre à raconter vos propres histoires.

Exemple 1 : voici un texte marketing sans storytelling.

"Vous voudriez finir votre premier marathon? Je vous le promets, c’est possible. Vous n’avez besoin que de deux choses : le savoir, et la volonté.

Le savoir, c’est la nutrition, le planning d’entrainement détaillé.

La volonté, c’est ce qui vous motivera chaque jour à aller courir.

Vous constaterez chaque jour des progrès, jusqu’au 42 kilomètres. Et vous pourrez donc vous inscrire à un marathon, et le terminer. Quelle immense fierté, quelle victoire sur vous-même.

Cliquez ici pour découvrir ma formation marathon."

Exemple 2 : voici le même texte avec storytelling

"Je sais que vous vous êtes fait une promesse. Je sais que cette promesse s’est forgée dans la douleur. Vous veniez de vous inscrire à cette course locale, qui se tenait proche de chez vous.

20 kilomètres. Des participants de tout niveau, rien à voir avec une course prestigieuse. Vous avez attaqué la distance. Vous avez lutté de toutes vos forces. Vous avez senti vos mollets se contracter kilomètre après kilomètre. Mais ce dernier faux plat fut de trop. Vos poumons ont explosé. Et la mort dans l’âme, vous avez abandonné.

Vous avez vu les autres concurrents apparemment moins forts, vous dépasser et finir.

C’est ce jour que vous avez décidé que cela n’arriverait plus jamais. Que non seulement vous finiriez un 20 km… mais aussi un marathon.

Pour prouver que monsieur tout le monde peut le faire.

Et c’est là que j’interviens.

Je vais vous le dire tout de suite : vous pouvez finir un marathon. Mais pas avant un gros travail. Vous avez besoin d’être guidé. Vous avez besoin qu’on vous dise ce que vous devez manger, chaque jour. Qu’on vous accompagne à chaque entrainement, avec le détail de la séance.

Je vous propose d’être votre guide. D’être avec vous. De vous motiver, chaque jour. Même quand les courbatures vous feront mal. Je vous aiderai à serrer les dents.

C’est à vous d’agir. Je ne ferai pas la course pour vous. Je ne peux que vous montrer une solution qui fonctionne.

Vous aurez la fierté de franchir la ligne. Imaginez, ce sont les 400 derniers mètres. Votre famille vous voit arriver, et vous hurle de continuer. Vous faites le dernier effort, vous vainquez la douleur, au mental, et la ligne est franchie. Votre promesse est respectée. Car vous l’avez fait. Tout simplement.

Vous pourrez alors effacer toutes ses années d’échecs, vous, qui n’arrivez à rien en sport. Car vous aurez franchi les 42 km.

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Le deuxième texte est plus efficace pour vos ventes

En lisant ces lignes, vous avez vu le film, tout simplement. J’ai fait de vous un héros qui terrasse ses propres démons. Je me suis positionné comme votre conseiller, qui vous sort du guêpier. Je vous révèle des forces que vous ignoriez, qui vous aident à triompher de l’échec.

C’est une structure d’histoire universelle. Donald Miller l’a bien décrite dans livre « Story brand » que je vous recommande.

Le héros perdu. Le guide qui éclaire un chemin, et qui encourage. Le héros qui se révèle, qui triomphe, et qui évite le désastre.

(Repensez à star Warks, Luke Skywalker et Obi Wan Kenobi. Repensez à Highlander, MacLeod et Ramirez. Pensez à Bienvenue chez les Chtis, Philippe Abrams et Antoine Bailleul. Le mec paumé, et le conseiller qui le révèle. Plein de films utilisent cette structure.)

· Le héros, c’est votre client.

· Le guide, c’est vous.

· Le triomphe, et le désastre évité, ce sont les fonctions de votre produit ou de votre formation.

Et cette structure marche que vous vendiez des tondeuses à gazon, des formations en ligne, ou un coaching quelconque.

A vous de tisser votre histoire

Le storytelling, c’est facile. Il suffit de contextualiser. De vous poser non pas comme un vendeur, mais un conteur.

Votre audience est là. Tout le monde en cercle, autour du feu.

Vous allez leur raconter leur histoire. Leurs doutes. Vous allez leur dire que vous pouvez les aider, s’ils sont d’accord. Et vous leur raconterez comment le héros (eux) va vaincre grâce à votre produit.

Dites ce qu’ils ressentent, maintenant, et après.

Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Storytelling : à vos stylos

Pensez à votre prochain article.

Il va donner de l’information. Ne créez pas votre contenu juste en mode « vous voulez régler tel problème, voici le plan ».

Construisez votre conte, et racontez-le.

Comme l’a montré Donald Miller : le héros et ses problèmes. Le guide qui apparait et qui indique le chemin, qui incite à agir. Le héros qui triomphe, et qui évite le désastre.

C’est une structure que l’on retrouve dans les plus vieilles légendes et mythes, romans intemporels, et films à succès. Tous les êtres humains la comprennent. Parce qu’elle nous berce depuis des millénaires.

Ce n’est pas une histoire de talent littéraire. C’est juste ressentir les problèmes qui empêchent votre audience de dormir. C’est juste avoir le courage d’amener un peu plus qu’un produit, mais aussi une compréhension, un lien, une sincérité.

Vos contenus seront meilleurs. Et vous vous amuserez enfin à écrire, ou à tourner des vidéos. Parce que vous capterez l’attention. Au lieu de l’imposer. Vous aurez l’impression d’être devenu un magicien, qui fascine. Au lieu de pousser vos ventes comme un marchand.

Tout sera facile. Car vous serez compris. Et si l’audience comprend qu’elle a besoin de vous, voilà votre réussite qui pointe le bout de son nez.

André Dubois
 

En ce moment, André doit être encore en train d'écrire un article de 3000 mots. Tout cela pour un objectif: vous apprendre à bloguer si bien que vous pourrez en vivre.

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