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Ne cherchez pas un business passif, cherchez un business actif

On peut se dire les choses franchement ? Il y a une tendance que je n’aime pas du tout dans le business en ligne.

Parce qu’elle vous trompe.

C’est cette tendance du « business facile qui ne prend que quelques minutes chaque jour ».

Je comprends qu’elle ait autant de succès.

Qui résisterait. Vous voyez une personne qui prétend empiler les millions, tout en passant ses journées au bord de la piscine. C’est humain de vouloir en faire autant. Je ne vous blâme pas.

En plus, nous sommes bombardés par ce message : les pubs YouTube, Facebook, les vidéos, les articles, les newsletters… : On nous matraque que la fortune appartient aux paresseux.

Alors je voulais juste vous donner mon point de vue sur la question.

Au risque de vous décevoir.

Mais l’entrepreneuriat en ligne, c’est du travail.

Je gagne ma vie en ligne à 100% depuis 2013.

J’ai tout testé.

Tunnels de vente. Sites de niche. Blogging. YouTube. Espaces abonnement. Produits économiques. Produits premium. Webinaires. Publicité Facebook. Concours.

Tout ceci marche. Mais…

(Oui, il y a un mais).

… Il faut y mettre la sueur.

Voici la preuve.

Le lien entre quantité de travail et revenus : un exemple réel

Si vous me suivez depuis un certain temps, vous m’avez déjà entendu parler de mon petit blog sur le tir sportif.

C’est le blog que j’ai monétisé en 2013 quand je me suis fait licencié.

En 2014, ce site m’a généré un petit 3000 euros par mois de ventes. Avec une liste de 1000/2000 personnes.

Aujourd’hui, en 2020, alors que ma liste sur ce même site est supérieure à 4000 inscrits, il ne génère pas plus de 800 euros de ventes.

Pourtant, j’y récolte toujours des inscrits, chaque jour, et j’ai toujours du trafic.

Pourquoi est-ce que ce site me rapporte 4 fois moins qu’avant ?

Parce que je ne m’en occupe plus. Je ne produis plus de contenus, je ne fais plus d’offres, je n’envoie plus de mail. Le site vivote, et de temps en temps, pouf, quelqu’un achète.

Donc les ventes ont plongé.

TraficMania me vampirise. Toute mon énergie est sur ce site. Et c’est ainsi qu’en 2019 j’ai doublé mon chiffre d’affaires. Ce qui a largement compensé la chute de mon blog sur le tir sportif.

TraficMania explose parce que je bosse dur dessus.

Mon site de tir bricole parce que je le laisse sous respirateur.

Je vais donc reprendre les choses en main.

Je vais mettre en place un tunnel de vente sur ce site, et me forcer à faire un ou deux vidéos par semaine.

Est-ce que ce sera suffisant pour faire 3000 ou 4000 euros par mois ? Surement pas. Mais je passerais de 800 à 2000.

Si je voulais réatteindre mes records sur ce blog (aux alentours de 6000 euros sur un seul mois), il faudrait :

  • Que je crée plus de contenu.
  • Que je refasse de nouvelles formations, de nouvelles pages de ventes.
  • Que je fasse plus d’emails, plus d’offres.

Et je pourrais le faire.

Vous voyez ?

Sueur donne revenus. Je suis ok pour faire cet effort, mais je préfère le faire sur TraficMania.

Tout cela, je l’ai constaté 1000 fois en discutant avec des blogueurs.

Ceux qui décollent font le taf. Ils produisent. Ils vont chercher le trafic avec les dents. Ils créent des produits. Ils font des offres. Ils animent le site. Ils répondent aux clients.

Ceux qui tombent dans le panneau du « en faire moins » se plantent.

Ils vivoteront, en bavant d’envie devant la réussite (ou soi-disant réussite de tel ou tel webmarketeur).

Car attention :

Les webmarketeurs ont un intérêt à vous faire croire qu’ils gagnent des millions en ne faisant rien

C’est le levier principal de ce que j’ai appelé « le marketing de la frime » :

Le principe ?

  1. Je ne suis pas bon en marketing, je n’ai pas d’idée vraiment novatrice
  2. Je vais donc faire rêver les gens
  3. Je leur mets sous les yeux un style de vie de m’as-tu-vu (peu importe si c’est de la location, je ferais croire que j’ai acheté tout cela)
  4. J’affirme travailler le moins possible
  5. Les gens voyant mon style de vie se disent « c’est donc que son produit comment gagner de l’argent facilement fonctionne, puisqu’il vit ainsi »
  6. Ils achètent le produit, non pas parce qu’il est utile et qualitatif, mais parce qu’ils pensent qu’il contient la méthode pour vivre comme moi
  7. Avec cet argent, j’achète de nouveaux signes extérieurs de richesse, que j’exhibe
  8. Les gens m’envient encore plus, et achètent encore plus de mes formations
  9. Je rachète encore plus de signes de richesse.
  10. Etc.

Pour clarifier (je connais un peu les coulisses, trainant mes guêtres depuis quelques années dans le milieu) je peux vous le dire : bien souvent, ces personnes sont bien moins riches que ce qu’elles affirment.

Une fois qu’ils ont payé leurs frais publicitaires, les remboursements des clients mécontents (bon le plus souvent ils n’en proposent pas, ou alors les clauses sont abusives et vous n’avez jamais moyen de revoir votre argent), leurs prestataires, le solde final n’est pas dingue.

Ce qui les sauve, c’est qu’ils pratiquent souvent la fraude fiscale.

Et en quantité de travail ?

Vous avez plusieurs écoles.

L’école « j’optimise tout » :

Ce sont ceux qui sortent une formation qui dure 1h, 1h20, chaque semaine. Tournent quelques vidéos YouTube. Envoient des emails. Font une page de vente / vidéo de vente ultra standard. Lancement avec une promotion, pendant quelques jours. Puis quand la formation passe en prix normal, elle ne se vend plus, et elle sera proposée en pack dans quelques semaines. Pas de clause de remboursement. Tout est automatisé et délégué.

Temps de travail très faible (moins de 7 heures par semaine). Gros revenus.

Honnêtement, je n’ai pas de problème avec ce modèle, sauf sur un point : le plus souvent, leurs formations sont bof bof. J’en ai acheté dans le passé, j’ai vite arrêté. On vous vend des « résultats extraordinaires », et souvent les méthodes sont inapplicables, bidons, ou juste déjà vues 100 fois dans des articles gratuits.

A vouloir aller le plus vite possible, à prétendre qu’on révolutionne le marketing en ligne chaque semaine, on finit par se répéter, et créer des produits médiocres.

L’école « je fais le taf » :

Cette école demande plus de travail. Vidéos plus qualitatives. Vous pourrez y trouver de bonnes formations, ou de mauvaises. Cela dépend du talent du blogueur / Youtubeur en question.

 Je dirai entre 15 et 40 heures par semaine.

Je suis dans cette catégorie. Je crée assez peu de formations, mais elles sont complètes. Elles durent dans le temps. Pas besoin de renouveler mon stock chaque semaine.

J’écris un article par semaine, et tourne 8 vidéos. Article le lundi. 4 vidéos le mardi (2 le matin, 2 l’aprèm). 4 vidéos le mercredi (idem, 2 le matin, 2 l’aprèm). Je bosse sur mon contenu payant un peu tous les jours, quand je suis en phase de création de contenu.

Puis j’occupe mon temps restant avec ma chaine Judo / Jujitsu. Et la fin de semaine pour l’administratif (en ce moment, je dois changer de prévoyance, et souscrire un nouveau contrat retraite)

  • J’ai une personne en cdi qui traite le support, les commentaires, la mise en ligne. Je prends les questions pointues.
  • Un consultant qui travaille le SEO.
  • Un prestataire qui fait le montage.

Vous devez tendre vers l’école « je fais le taf »

En dehors du webmarketing (pour les raisons liées au marketing de la frime expliquées plus haut) c’est compliqué de tenir en mode « j’en fait le moins possible ».

Renouveler chaque semaine le stock de produits, multiplier sans cesse les baisses de prix et les packs, cela aboutit toujours à une baisse de la valeur perçue.

Sur le long terme, c’est non tenable.

Ainsi, si vous avez un blog ou une chaine sur la natation, vous ne pourrez pas faire une nouvelle formation et une page de vente par semaine. Au bout de 15/20 produits, je vous parie un resto que vous commencerez à vous répéter, et à lasser l’audience.

Pourtant, s’organiser est essentiel

Oui, vivre de son blog ou de sa chaine demande à être très bien organisé.

Vous DEVEZ commencer votre semaine par votre création de contenu pour la semaine suivante.

Puis, vous DEVEZ mettre en place des actions pour vous faire connaitre.

Puis, vous DEVEZ avancer sur votre prochaine offre payante.

Et la semaine suivante, recommencer.

Il vous faut un planning sur 4 / 6 semaines, au minimum.

Il vous faut des process.

On peut faire son support plus efficacement. On peut aussi le déléguer si on en a les moyens.

Je suis arrivé à un point où 95% de mon temps de travail consiste à :

Ecrire, tourner des vidéos, créer des produits et des pages de ventes, écrire des emails.

Mon attention est concentrée sur ce qui me différencie, et me rémunère.

Mais je ne l’ai jamais fait au détriment du client.

Mes produits et mes contenus restent utiles et qualitatifs, et j’ai un support client en place.

Ne soyez pas partisan du moindre effort

Mon pote et ancien client Adrien Jourdan blogue sur l’anglais. Il y a 3 ans, sa chaine avait 1000 abonnés. Aujourd’hui, plus de 250 000 abonnés YouTube. Il vend avec des webinaires. Il répond à tous les messages. Il crée du contenu tous les jours. Il bosse ses process. Il a conçu de bons produits. Il bosse son référencement. Il a monté un partenariat avec une Américaine. Il manage son équipe.

Il a des niveaux de ventes élevés, dans une thématique où « enfumer le client» est impossible.

Il n’y a pas de secrets : il travaille 60 heures par semaine.

Bosser sur son entreprise amène du résultat

  • Oui, en le faisant intelligemment.
  • Oui, en priorisant.
  • Oui, en déléguant. 
  • Oui, en se démenant pour se faire connaitre.
  • La clé n’est pas d’en faire moins.
  • La clé est d’en faire plus.
  • La clé est d’écrire cet article invité.
  • La clé est de chercher le sujet que gens voudront lire.
  • La clé est de passer du temps sur son article.
  • La clé est d’optimiser sa page de vente pour la 4ème fois.
  • La clé est de tester un nouveau tunnel de vente.
  • La clé est de lancer une offre coaching en plus de vos ebooks.

Ne cherchez pas un business passif

Vous resterez avec des résultats médiocres.

Cherchez un business actif. Soyez régulier dans vos productions de contenus, dans la promotion, dans l’animation commerciale.

Alors ce week-end, n’allez pas à ce barbecue. Bossez.

Ce samedi, n’allez pas chez votre pote pour fêter son anniversaire. Bossez.

Ce soir, ne regardez pas cette nouvelle série Netflix qui à l’air si bien. Bossez.

Voici ce que je vous propose :

Trouvez une organisation hebdomadaire qui vous permette de :

  • Créer 2 ou 3 contenus qualitatifs (9 à 12 heures par semaine)
  • Les promouvoir (9 à 12 heures par semaine)
  • Travailler sur votre prochaine offre (6 heures par semaine pour bosser sur une future formation ou page de vente)
  • Traiter le support client (2 heures par semaine)
  • Faire l’administratif (2 heures par semaine)

Allez-y : prenez l’agenda de votre messagerie, et bloquez les créneaux. Maintenant.

Voilà. 28 heures par semaine, pour vivre votre rêve. Soit votre samedi, votre dimanche, et vos débuts de soirée si vous êtes salarié. Je bosse environ 25 heures par semaine. Ma chance, c’est que c’est mon seul travail.

C’est le prix à payer. L’effort à consentir. Sans garantie de succès.

J’adorerais faire comme eux : vous dire qu’en travaillant 7 heures par semaine, vous gagnerez 10 000 euros net par mois dans moins de 6 mois.

Ce n’est pas vrai dans 98.5% des cas.

Il faut donc vous poser une question centrale : à quel point voulez-vous réussir ? A quel point prenez-vous en compte la réalité de l’entrepreneuriat en ligne ? A quel point votre travail actuel vous insupporte ?

Ce qui vous aidera à tenir, c’est la récompense.

Car aucun autre travail n’a un meilleur rapport entre la liberté, les revenus, le temps de travail, l’absence de hiérarchie.

Aucun.

Blogueur ou Youtubeur à succès, selon moi, c’est mieux que footballeur, pilote de F1, trader. C’est mieux qu’acteur. C’est mieux que PDG ou chirurgien.

Évidemment je peux me tromper. Il peut y avoir débat. (Peut-être que blogueur ou Youtubeur ce n’est pas LE meilleur job du monde, mais il est dans le top 10, sans aucun doute.)

Alors je vous dis d’avoir du courage. Je vous dis de vous préparer à bosser. Je vous dis de faire ce sacrifice. Car au moins, vous n’aurez pas un jour à vous retourner sur votre parcours professionnel, votre vie et à avoir des regrets.

Comme les 1001 personnes que j’ai croisées et qui m’ont dit « j’aurais dû tenter l’entrepreneuriat ».

Quels regrets !

Peut-être que ces personnes auraient échoué. Mais je suis certain qu’une bonne part d’entre eux auraient réussi à le faire. Ils auraient pu changer leur destin.

Vous aussi, changez votre destin. Il n’est pas écrit. Vous pouvez le changer, avec acharnement.

André Dubois
 

En ce moment, André doit être encore en train d'écrire un article de 3000 mots. Tout cela pour un objectif: vous apprendre à bloguer si bien que vous pourrez en vivre.

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