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9 choses qui ont changé dans ma vie depuis que je blogue (à part l’argent)

ce qui change quand on blogueCela fait cinq ans que je vis uniquement de mes sites Internet.

Lorsque je regarde mon CV, l’employeur pour lequel je suis resté le plus longtemps en place est donc moi-même. Durant mes 10 années de salariat, je ne suis jamais resté plus de quatre ans avec le même employeur.

C’est donc possible.

On peut faire vivre dans la durée une famille de quatre personnes, sans avoir besoin de s’exiler dans des pays à bas coût, en tenant des blogs.

L’idée est si belle : rassembler une audience autour d’une thématique grâce à du contenu gratuit, proposer également des contenus payants, et convaincre une part de votre audience de les acheter.

Je n’ai pas envie de vous parler d’argent. Oui, je gagne bien ma vie. Mais, pour tout vous dire, lors de ma première année blogging, je gagnais moins que dans mon ancienne vie de salarié.

Pourtant, même à cette époque, je ne serais revenu en arrière pour rien au monde. Car la liberté est une drogue dure. Elle compte plus que l’argent.

Il y a bien longtemps que j’ai compris que celui qui roule en Mercedes n’est pas plus heureux que celui qui roule en Peugeot. Retourner dans une boîte normale ? Je pense que fumer un paquet de cigarettes par jour me ferait moins de mal.

Pour autant, je ne veux pas tomber dans le piège de dire que l’argent ne compte pas. Mépriser l’argent, c’est idiot. En manquer, c’est avoir une vie difficile. Mais simplement, on peut dire qu'à partir du moment vous arrivez à payer vos factures, il ne doit pas diriger votre vie.

J’ai plutôt envie de vous parler de ce qui a changé depuis que je n’ai plus de patron, plus de collègues, plus de réunions. Depuis que je suis le seul responsable de mon niveau de vie, et de mes décisions.

Je n’ai plus l’angoisse du dimanche soir

Vous avez déjà ressenti ce stress le dimanche, à partir de 20 heures ? Lorsque vous commencez à penser à la journée du lendemain. Vous vous sentez comme un écolier qui appréhende son interrogation, parce qu’il ne maîtrise pas le sujet.

Vous savez que les deux jours agréables sont terminés, et qu’il va falloir retourner au feu. Et que cela va être difficile.

Depuis que je blogue, je n’ai quasiment plus l’angoisse de devoir me remettre au travail. Évidemment, il y a des jours où j’ai moins envie de m’y mettre.

Ce que je fais dans ces cas-là ? Je fais autre chose. Je me remets au travail un peu plus tard.

Personne ne pourra jamais me le reprocher.

On me remercie beaucoup plus

J’ai eu quelques patrons admirables. Je suis assez sévère avec le salariat, mais il faut bien reconnaître que parfois vous bossez avec des gens vraiment  intéressants, et les journées peuvent être passionnantes.

Hélas, les gens de ce niveau sont bien moins nombreux que les nuisibles. Et vous savez bien que dans les entreprises, vous pouvez résoudre 100 grands problèmes, on vous dira à peine merci. la non-reconnaissance démotive.

En blogging, c’est différent. Quasiment chaque jour, je reçois un mail d’un client ou d’un lecteur qui me remercie. Un simple mot pour me dire qu’on a aimé un article. Un simple message pour me dire qu’un blog s'est développé grâce mes conseils.

Et vous savez quoi ? Cela me motive simplement à continuer.

Les dimanches n’existent plus, les lundis non plus

Je vous disais un peu plus haut que je n’avais plus l’angoisse du dimanche soir. En fait, je me rends compte que dans ma vie de blogueur, il n’y a quasiment plus de distinction entre les week-ends, et la semaine.

Si mon temps n’était pas réglé sur la scolarité de mes enfants, il serait sans doute possible que je me trompe de jour.

Je ne suis jamais réellement au travail, mais je ne suis jamais réellement en vacances non plus. Par exemple, j’essaie de regarder mes e-mails tous les jours, même en plein juillet. Je dois quand même assurer un minimum de support.

En revanche, si je veux me finir une saison de Breaking Bad en pleine semaine, aucun problème. Il n’y a plus de dimanche, il n’y a plus de lundi. Je dis que je suis en « worklidays ». Toujours un peu de boulot, toujours un peu de temps libre.

Je fais plus de sport

Avoir des responsabilités dans une entreprise, c’est souvent sacrifier sa ligne. Le midi, on mange mal. On rentre tard. Le stress vous bouffe.

On grossit.

Aujourd'hui, ma semaine de travail dépasse rarement les 20 heures hebdomadaires, je me suis donc remis au sport régulièrement. Évidemment, la courbe de poids s’améliore. La vivacité, la tonicité également. Bref, vous connaissez les bienfaits de l’activité physique.

J’ai un métier qui étonne

Expliquer que l’on vit d’un blog, cela fait toujours son petit effet. D’abord, les gens vous demandent d’expliquer. Parce que cela leur semble complètement irréel.

Je prends toujours un exemple par rapport à leur métier. « Toi, Paul, tu es comptable c’est bien cela ? Imagine que tu monte un site qui parle des études de comptabilité, et que tu donnes des astuces aux étudiants comptables. Tu crées ton contenu, tu en fais la promotion, tu arrives à créer une audience fidèle. Eh bien de temps en temps, tu pourrais essayer de leur vendre le guide pour réussir le concours d’experts-comptables. Tu comprends ? »

Ce qui est rigolo, c’est que dans la minute qui suit, les gens se projettent et vous posent plein de questions. "Et moi je pourrais monter un blog sur cette passion ? Et moi, sur ce sujet, je pourrais faire des ventes ?"

Les gens réalisent souvent à quel point un peu d’imagination pourrait leur changer la vie.

Avouez que c’est quand même plus rigolo qu'être chef de projet ou responsable logistique.

Je n’ai plus le sentiment de perdre mon temps

Vous savez qu’en entreprise on passe un temps fou à faire des choses inutiles. Des réunions qui n’aboutissent à aucune action. De la saisie. De la remontée d’indicateurs.

Je détestais perdre mon temps en entreprise.

Ce problème a complètement disparu depuis que je blogue. Parce que quand j’ai fini mon travail, que ce soit à 11h00 ou à 14 heures, je ne suis pas obligé de rester à mon bureau pour faire bonne figure.

Je fais ce qu’il me plaît. Lire, regarder un film, faire du sport, aller voir un ami, ou juste rêvasser. Vous comprenez mieux quand je vous dis que retourner en entreprise serait très difficile pour moi.

Je suis plus imaginatif

Être salarié, c'est recevoir une somme fixe. Que votre travail soit juste acceptable ou excellent aura assez peu d’incidence sur votre fiche de paye. Oh, bien sûr, vous pouvez évoluer, changer de poste, mais il y a 99 % de chance alors que votre salaire colle à celui des grilles généralement constatées.

Par exemple, si vous êtes chauffeur routier, il n’y aura que l’ancienneté ou les primes qui pourront vous faire éloigner du salaire minimum.

En blogging, c’est différent.

Votre imagination, votre capacité à trouver des méthodes de vente, votre capacité à créer du lien avec votre audience, votre capacité à mettre en place des routines, aura un impact énorme sur vos revenus.

Entre un mois où je suis à la cool, et un mois où je décide de mettre un coup de collier, je peux gagner cinq ou six fois plus sans le moindre problème. Impossible ou un salarié.

L’imagination n’est pas un cadeau de naissance. Elle se travaille. Plus vous stimulez votre créativité, plus vous avez des idées.

Le côté sombre ? Je ne supporterai plus qu’on me dise ce que je dois faire au travail.

Je me sens parfois comme un ovni

J’ai un souvenir précis.

Eté 2013. J’avais perdu mon emploi. Angoisse.

Fin septembre, j’avais réussi la monétisation de mon site sur le tir sportif.

Fin octobre, le résultat était satisfaisant avec plus de 6000 € de ventes.

Je me sentais si soulagé. Ce qui me surprenait : le contrôle de mon emploi du temps.

J'explique.

Un midi, pour fêter cela, j’invitais ma femme au restaurant. Les enfants étaient à la cantine.

Je me suis mis à observer les gens autour de moi. Beaucoup étaient venus déjeuner entre collègues. Beaucoup avaient un œil sur leur smartphone, regardant d’un œil les e-mails envoyés par leur patron.

Je me suis demandé combien parmi eux aimaient vraiment leur travail. Combien étaient contents de retourner à leur poste jusque 18 heures ce soir, et de recommencer le lendemain.

Cette sensation de ne plus faire partie du même monde que 90 % des gens s’est dissipée avec le temps. Aujourd’hui arrêter de travailler à 11 heures, prendre ma voiture pour aller à un rendez-vous, et ne rien faire l’après-midi en pleine semaine est banal. Je me suis habitué.

Mais je peux dire que les premiers mois, j’avais l’impression de planer, porté par la liberté.

J’ai du mal avec les gens qui se plaignent de leur travail

Je sais que je suis un peu arrogant. Parce qu’à l’époque, je n’étais pas le dernier à me plaindre de mon boulot.

Mais il y a un truc que j’ai appris, et que je veux absolument partager avec vous. Avec le recul je n’ai qu’un regret : ne pas avoir essayé de trouver mon indépendance plus tôt.

Je sais que ce n’est pas forcément pour tout le monde, il y a des gens qui se sentent perdus s'ils ne sont plus dans le cadre du salariat.

Mais je sais aussi qu’il y a plein de gens qui cherchent autre chose, et qui n’osent pas.

J’étais dans cette situation. Le loyer à payer, les factures, l’illusion de la sécurité. On se dit : « pourquoi je prendrai un tel risque ? Et si cela se passe mal, qu’est-ce qui se passera, après tout je ne suis pas si mal dans ce poste. »

En fait, on déteste souvent ce que l’on fait, mais on se résigne, parce qu’on a peur du risque.

J’ai rêvé d’entrepreneuriat pendant des années, et il a fallu que je me fasse licencier pour oser franchir le pas.

En fait, ce changement de vie est une des meilleures choses qu'il me soit arrivé.

En plus, lorsque l’on est indépendant, on trouve sans arrêt de nouvelles façons de générer des revenus. On stimule sa créativité.

On se met aussi à rencontrer des gens qui sont dans la même situation, et qui regorgent d’idées. Par exemple, lorsque vous créez votre société, vous êtes amené à prendre rendez-vous avec un expert-comptable. Si vous parlez avec lui, il vous apprendra énormément de choses sur le business. Cela vous donnera des tonnes d’idées.

Et on réalise alors que les possibilités sont infinies. Et par là même, on se demande pourquoi tant de gens acceptent de sacrifier leur vie pour un métier qu'ils détestent. Alors qu’il y a tant de choses qu’ils pourraient faire.

Je ne parle même pas de faire fortune, je parle simplement de se sentir utile, libéré des contraintes, aux commandes de sa propre barque.

Un dernier mot

Je suis content que vous lisiez cet article, jusqu’au bout. J’espère qu’il vous inspire. En tout cas, si vous lisez TraficMania, c’est que vous avez déjà pris conscience de choses. Vous avez pris conscience qu’il est possible de reprendre les commandes.

J’espère que vous aussi, dans quelques mois, vous étonnerez vos amis en racontant ce que vous faites. Vous observerez les gens pendant leur pause déjeuner, boire leur petit café et retourner à leur poste. Certains auront sans doute l’air heureux, mais beaucoup se diront qu’ils préféreraient être ailleurs.

Là où vous serez.

 

André Dubois
 

En ce moment, André doit être encore en train d'écrire un article de 3000 mots. Tout cela pour un objectif: vous apprendre à bloguer si bien que vous pourrez en vivre.

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Astrée

Salut André,

J’adore ton article si motivant! Je te remercie justement pour tout ce que tu nous enseignes. Continue à nous rendre meilleur et créatif! Nous n’attendons que ça.
Grâce à toi, j’avance dans mon projet de blog pro et j’espère avoir enfin cette liberté tant convoitée.
À très bientôt,
Astrée

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Christine

Bonjour André,
C’est exactement l’article que je devais lire aujourd’hui. Je négocie actuellement mon départ d’une entreprise où j’occupe un poste bien payé et confortable, rythmé par des réunions aussi interminables que stériles, aux ordres d’une direction que je ne supporte plus, dans une ville particulièrement sinistre. J’ai demandé à partir dans l’objectif de créer mon activité indépendante. Et je tremble en pensant à mes revenus amputés une fois chez Pôle Emploi, adossés à mes charges d’emprunt immobilier. J’ai peur mais j’arrête de trembler quand je lis cet article et tous ceux que tu as écrit auparavant pour dépeindre ta chute avant ta renaissance. Tes articles me donnent du courage. Alors ma boîte je vais la monter et je vais réussir tout ce que j’ai décidé que je ferai. Ton blog est un soutien énorme, une perfusion de courage avant le grand saut, merci.
Christine

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Stéphanie

Bonjour André,

Tu parles de moi ! 🙂

Maintenant, j’ai juste hâte d’arriver à ton niveau. Alors je prends exemple, je m’inspire et j’avance.

Merci de m’aider sur ce chemin.

Stéphanie

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Paul

Salut André,

merci pour cet article, c’est vrai qu’il est motivant ! Lorsque l’on entreprend, il y a beaucoup de moments de doutes, de stress et autres vicissitudes…ton article m’apporte une bonne dose de motivation pour continuer d’avancer sur mes projets qui peuvent sembler, pour beaucoup dans mon entourage, comme surréalistes. Ton article me rappel que cela est possible. A mi-temps depuis quelques mois, la prochaine étape c’est un temps plein sur mes projets internet !
Merci !

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Frédéric

Salut André,

Merci pour ce partage d’expérience dans cet article. Je commence à bloguer depuis 6 mois, je veux tellement arriver à ce résultat que bosse dur pour y arriver (cad en vivre) et je t’avoue que tu contribue grandement à mon évolution dans le bloguing 🙂

Quand j’étais salarié, tous les matins
« je me réveillais en me disant que je ne pas y aller » Maintenant ce n’est plus le cas !

Je bosse pour moi, chez moi et je suis mieux dans ma tête et dans mon corps.

Merciiiiii encore André

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Samy

Félicitations André,

J’aime beaucoup ton discours sain et posé, et le ton général de traficmania qui contraste avec quasiment la plupart des formateurs au blogging professionnel qui affichent des cocotiers et des dollars sur une miniature sur deux…

Je suis en train de vivre ce que tu décris dans cet article et après un an d’efforts au chômage à espérer, craindre, espérer, craindre, je revis. Il reste énormément de travail à faire pour développer mon offre, optimiser et automatiser mes ventes mais le plus dur est fait : développer une audience solide qui a confiance en moi. Et faire mes premiers mois de salaire !

J’ai fait un petit passage par tes formations. Si j’étais resté sur un modèle purement blogging, je serais resté plus longtemps. Je me suis finalement tourné vers youtube.

Mais à tous ceux qui font du blogging, je recommande à 3000% les formations d’André. Elles vous permettront vraiment d’arrêter de procrastiner et elles vous emmèneront vers la mise en place d’un système solide pour générer des ventes à un prix honnête.

Enfin pour terminer, si vous êtes dans une phase de construction et que vous êtes dans l’incertitude, sachez que le système fonctionne. Si quelque chose ne marche pas, c’est qu’il y a erreur. Il suffit donc de la trouver et de la corriger. En définitive, si on persévère, et surtout si on se forme, ça marche à coup sûr !!

Bon courage à tous et merci André pour ce billet.
Samy

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Franz

OK, on signe où ?

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Angelilie

J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte, un enchantement. blog très intéressant et bien construit. Vous pouvez visiter mon univers. au plaisir

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DELPHINE BARATIER

Comme d’habitude, un article excellent et qui me parle vraiment maintenant (Surtout le coup de l’OVNI). 😉

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Wilfrid VERBANCK

Merci André! Je n’arrive pas à décrocher d’un de tes articles lorsque j’en commence la lecture. Il y à tellement de « punch », de vécu d’encouragements transmis, j’ose même dire de viralité dans ton contenu! Je cette ressens influence bénéfique de TraficMania sur ma personne.
Je me remets en question violemment ;)! Déjà triple entrepreneur, je cherche en effet recentrer et asseoir un service qui puisse aider les autres à régler une problématique. Le chemin sera long j’en conviens.

Je continuerai à lire le reste de ton blog, ton style est vraiment amical autant que convivial, surtout très professionnel! 🙂

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